Archives audiovisuelles russes et françaises
Colloque international « Les dispositifs »
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Tatiana Alekseeva |
directrice adjointe des Archives des documents cinématographiques et photographiques (RGAKFD) |
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Nina BANNIKOVA |
ingénieur principal du Gosmilmofond |
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Valerij Bossenko |
directeur adjoint du Gosfilmofond |
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Alain Carou |
responsable du service Image de la Bibliothèque nationale de France |
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Pascal Cordereix |
responsable des collections sonores de la Bibliothèque nationale de France (BnF) |
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Vladimir DMITRIEV |
Directeur adjoint du Gosfilmofond |
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Jean-Luc GOESTER |
conseiller culturel de l’Ambassade de France en Russie |
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Natalia Kalantarova |
directrice adjointe des Archives des documents cinématographiques et photographiques (RGAKFD) |
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Vladimir Koliada |
directeur des Archives des documents sonores (RGAFD) |
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Natacha Laurent |
déléguée générale de la Cinémathèque de Toulouse |
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Vladimir MAGIDOV |
professeur de l’Institut d’histoire et d’archives de l’Université d’Etat des humanités de Moscou (RGGU) |
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Igor Pisarev |
conservateur du fonds des enregistrements sonores du Musée littéraire d’Etat |
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Valérie POZNER |
directrice du Centre franco-russe en sciences sociales et humaines à Moscou |
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Catherine Teillou-ScHARF |
administratrice de la Vidéothèque de l’Institut National de l’Audiovisuel (INA) |
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Mikhaïl VASIN |
directeur du centre de traitement technique des pellicules du Gosfilmofond |
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Laurent Véray |
maître de conférence à l’Université Paris X |
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Liudmila Zapryagaeva |
directrice des Archives des documents cinématographiques et photographiques (RGAKFD) |
Mardi 24 octobre, INION (Nakhimovskiy prospekt, 51/21), Malyj konferenc-zal
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14 h.
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Accueil des participants Thé, café |
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14 h. 15 – 14 h. 30 |
Ouverture du colloque par Valérie Pozner, directrice du CFRSS & Jean-Luc Goester, conseiller culturel à l’Ambassade de France en Russie. |
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14 h. 30 – 14 h. 45 |
Vladimir DMITRIEV (Gosfilmofond) |
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14 h. 45 – 15 h. 45 |
Liudmila Zapryagaeva, Natalia Kalantarova et Tatiana Alekseeva (RGAKFD): « Les fonds d’archives du RGAKFD » |
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15 h. 45 – 16 h. 30 |
Alain CAROU (BnF) : « Les plans de numérisation
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16 h. 30 – 17 h. |
Questions et discussion |
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17 – 17 h. 30 |
Pause café |
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17 h. 30 – 18 h. 15 |
Catherine TEILLOU SCHARF (INA): « L’INA : sauvegarde et valorisation des fonds » |
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18 h. 15 – 19 h. |
Vladimir Koliada (RGAFD) : « Les archives sonores » |
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19 h. – 19 h. 30 |
Questions et discussion |
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20 h. |
Buffet à l’INION préparé par l’Ambassade de France |
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10 h. 00 – 10 h. 15 |
Thé, café |
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10 h. 15 – 11 h. 15 |
Valéri Bossenko, Nina BANNIKOVA et Mikhaïl BASIN (GFF) : « Les archives du Gosfilmofond » |
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11 h. 15 – 12 h. 00 |
Vladimir MAGIDOV (RGGU): « Les documents audiovisuels et le savoir historique contemporain » |
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12 h. 00 – 12 h. 15 |
Pause café |
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12 h. 15 – 13 h. 00 |
Natacha Laurent (Cinémathèque de Toulouse) : « Histoire et enjeux d’une restauration : Verdun, visions d’Histoire (Léon Poirier, 1928) par la Cinémathèque de Toulouse (2006) » |
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13 h. 00 – 13 h. 30 |
Questions et discussion |
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13 h. 30 – 14 h. 30 |
Déjeuner au restaurant MuMu |
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14 h. 30 – 15 h. 15 |
Pascal Cordereix (BnF) : « Des Archives de la Parole à l'Internet : brève histoire de la collection de documents sonores de la BnF » |
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16 h. – 16 h. 45 |
Igor Pisarev (Musée littéraire) : « Les enregistrements de la voix d’Arsenij Tarkovskij » |
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16 h. 45 – 17 h. 15 |
Questions et discussion |
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17 h. 15 – 17 h. 45 |
Pause café |
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17 h. 45 – 18 h. 30 |
Laurent VERAY (Université Parix X) : « Les écritures possibles de l'histoire à partir des archives cinématographiques (voire de l'iconographie en général). L'exemple de la Grande Guerre » |
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18 h. 30 – 19 h. |
Questions et discussion |
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19 h. 30 |
Dîner en ville au restaurant Taras Bulba |
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8 h. |
Départ pour Domodedovo. Visite du Gosfilmofond |
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13 – 14 h. 30 |
Déjeuner sur place |
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14 h. 30 |
Retour à Moscou |
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15 h. 30 |
Visite des Archives sonores (RGAFD) à Lefortovo |
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19 h. |
Dîner en ville au restaurant Ulitsa « OGI » |
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9 h. |
Départ pour Krasnogorsk. Visite du RGAKFD |
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14 – 15 h. 30 |
Déjeuner sur place |
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15 h. 30 |
Retour à Moscou |
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19 h. |
Dîner en ville au restaurant Keks |
L’Association Audiovisuelle Arménienne
Le Centre de Recherches sur la Diaspora arménienne
présentent
Conception Jacques Kebadian et Jean-Claude Kebabdjian
Réalisation de l’installation audiovisuelle Jacques Kebadian
Avec le soutien du Parc de la Villette
Du 18 octobre au 23 novembre 2006
Au Parc de la Villette, Parquet de Bal (près de la Maison de la Villette)
. Dates/horaires : du 18 octobre au 23 novembre 2006, du mercredi au dimanche de 14h à 19h,
et exceptionnellement lundi 21 et mardi 22 novembre
. Lieu :
Parc de la Villette, Parquet de Bal
Métro : Porte de la Villette – parking : suivre fléchage « Parc de la Villette
nord »
. Accès libre
. Informations 01 40 03 75 75 et www.villette.com
et http://www.crda-france.org/fr/ainconscient/5memoires/3annee2006a.htm
. Jacques Kebadian (Association Audiovisuelle Arménienne)
01 43 38 76 40 – E-mail : jkebadian@wanadoo.fr
. Jean-Claude Kebabdjian (Centre de Recherches sur la Diaspora Arménienne)
01 42 46 05 58 – 01 42 46 33 78 – E-mail : crda@club-internet.fr
Paris, le 1er octobre 2006
Conception Jacques Kebadian et Jean-Claude Kebabdjian
Réalisation de l’installation audiovisuelle Jacques Kebadian
Avec le soutien du Parc de la Villette
UN MUR D’IMAGES CONTRE L’OUBLI
L’installation audiovisuelle « Mémoires arméniennes » et les rencontres qui l’entourent (films, tables rondes, expositions) ouvrent au Parc de la Villette le cycle des programmations de l’Année de l’Arménie en France.
Sur un « mur d’images » représentant toute l’étendue du peuplement arménien du Caucase à la Turquie d’Europe, sera évoquée, ville par ville, sur des moniteurs incrustés, « l’odyssée » tragique des Arméniens au moment du génocide de 1915, survivants réfugiés en France dans les années 1920.
Sans ces tournages leur mémoire n’aurait pu être conservée et transmise aux générations futures, aux chercheurs et au public d’aujourd’hui, et le négationnisme actuel à l’encontre de ces tragédies du XXe siècle ne se heurterait même plus à ces récits.
Cette précieuse collecte de l’Association Audiovisuelle Arménienne et du Centre de Recherches sur la Diaspora Arménienne a donné naissance au film « Mémoire arménienne » réalisé par Jacques Kebadian en 1993, coproduit par le Centre Georges Pompidou et le CRDA.
Aujourd’hui, il est à la source du « mur d’images » et prête son titre, mis au pluriel, à cette rencontre.
Ces récits sont aussi ceux de l’histoire d’une intégration et d’un chant d’amour pour le pays d’accueil.
Des films, des peintures, des photos, des stèles choisis pour leur résonance avec les différents thèmes abordés accompagneront cette installation.
Œuvres de cinéastes : Yervant Gianikian et Angela Ricci Lucchi, Marceline Loridan-Ivens, Serge Avedikian, Rithy Panh, Jacques Kebadian, Atom Egoyan, Robert Guédiguian, Peä Holmquist, Isabelle Ouzounian, Christophe de Ponfilly, Anne Lainé ; de peintres : Jacques Aslanian, Aïda, Chouchan, Nakchi, Jean Kazandjian, Dibasar ; de photographes : William Klein, Carole Bellaïche, Christophe Kebabdjian, Patrick Samuelian, Hermine Karagheuz.
Cinq tables rondes évoqueront, en parallèle, les génocides du XXe siècle.
EXPOSITION ŒUVRES DE
MÉMOIRE
Peintures, photographies, films et vidéos
Les parents de Jacques Aslanian ont fui les massacres des Arméniens en Turquie pour se réfugier à Paris où l’artiste est né.
Après avoir été apprenti bottier et exercé divers métiers, il peint à l’âge de trente ans.
« Pot-pourri dialogué », de Jacques Aslanian (1975)
« Dernière rencontre dans l’atelier », de Jacques Kebadian (2003)
« Peintures et sculptures de Jacques Aslanian », de Grégory Galoustiane (2003)
« Jacques Aslanian 1999 », de Pascal Bony
· Deux contacts agrandis de l’atelier de l’artiste par Carole Bellaïche, photographe.
Hommage à Chouchan (1911 – 1994)
Née en 1911 à Yozgat. Son père est massacré avec les autres hommes du village. Avec sa mère et ses quatre sœurs c’est l’exode. Elle a commencé à peindre à 70 ans, et elle a su telle une moderne Shéhérazade, peignant à profusion, nous captiver avec ses couleurs, nous raconter son histoire.
· Gouaches et dessins
· Film vidéo « Les Cinq sœurs », de Jacques Kebadian
· Portrait de Chouchan peint par François-Marie Anthonioz
Hommage à Jean-Jacques Varoujean (1927 – 2005)
Un arménien sans frontière
Né à Marseille de parents arméniens rescapés du génocide de 1915, cet auteur français d’origine arménienne se mue en auteur arménien d’expression française, «Apsoss», «Papiers d’Arménie», «Thank you, sir», «L’Ankou», «A l’autre bout pont».
· Extraits d’entretiens filmés « Conversations avec mon père », d’Isabelle Ouzounian
· Exposition de papiers (affiches, photographies, dernier portrait par le photographe Antoine Agoudjian)
Hommage à Christophe Kebabdjian (1970 – 2005)
Né à Paris, enfant de la troisième génération, photographe récemment disparu en Arménie, il nous a laissé des photographies sur les Arméniens et les minorités d’Arménie.
· Neuf tirages photographiques
Hommage à Nakchi (1911 – 2001)
Née à Yozgat, orpheline, réfugiée en France, peint et sculpte à quatre-vingt-dix ans pour se souvenir. Elle témoigne dans l’affaire Bernard Lewis jugé en pénal pour négationnisme en 1997.
· Deux peintures
Aïda Kebadian, née en 1945, obtient le prix «Villa Médicis Hors les Murs » en 1988, expose à Paris, New York, Mexico.
L’Arménie, l’enfance, l’exil, le génocide, la religion… le sentiment de toujours porter l’horreur que les parents ont connue, sont les leitmotivs qui sous-tendent les scènes simples qu’Aïda peint. Les tableaux hallucinés d’Aïda nous regardent…
· Neuf peintures à l’huile
· Film « Buvards », d’Aïda et de Jacques Kebadian (1980)
William KLEIN
Photographe, cinéaste et peintre américain. Il vit et travaille à Paris.
· Cinq tirages inédits de William Klein sur la manifestation devant le Sénat français pour la reconnaissance du génocide arménien.
Patrick SAMUELIAN
Né à Paris en 1951. Photographe de formation, il a abordé le sujet de la « mémoire » dans le cadre d’une exposition avec l’Association des Artistes Plasticiens Arméniens de France et en particulier la mémoire de sa famille (ses parents sont arrivés en France de Constantinople et de Smyrne dans les années 1923-1924). Il aime à retravailler certains de ses clichés sous forme de collages.
· Trois collages photographiques : « Hommage à Paradjanov », « Madagh », « Mémoire des pierres »
Hermine KARAGHEUZ
Comédienne (théâtre), auteure, née à Paris de parents orphelins.
· Lecture d’extraits du rapport « La Province abattoir » de Leslie A. Davis, consul américain en poste à Kharpert (Turquie), de 1914 à 1917
· Deux photographies : « Karabagh », « 1915 »
Antoinette OHANNESSIAN
· « Guide de l’observation détaillée » (Vidéo, 2003/2006)
A l’occasion de la biennale internationale de Gumri (Arménie) de 2006, ce guide a été traduit en arménien (« ma langue maternelle», car comme le dit Hadrien France Lanord « la langue maternelle est la langue dans laquelle nous apprenons à parler »).
Jean KAZANDJIAN
Né au Liban en 1938 de parents originaires de la région d’Alexandrette (Turquie) où se déroula le fameux épisode de la résistance des Arméniens du Musa Dagh sauvés par des navires français en 1915 (voir le roman de Franz Werfel), il s’établit en France et expose en Europe et aux Etats-Unis.
· Peinture à l’huile inspirée de l’ouvrage « Arménie 1900 »
Itvan KEBADIAN
Né en 1985 à Paris, élève de l’Ecole nationale des Beaux-Arts de Bourges.
· Trois grands pastels et plusieurs croquis réalisés pour l’élaboration de la grande carte peinte de l’installation audiovisuelle « Mémoires arméniennes ».
Collectif VAN
· Installation de 8 stèles géantes de trois mètres de haut à la mémoire du génocide arménien, portant sur une face les peintures de Dibasar, artiste d’origine arménienne, et sur l’autre face des informations historiques et actuelles.
Editions ASTRID
Elles publient en version bilingue des poèmes de Sayat Nova en hommage à Paradjanov emprisonné, de Tcharentz, mort en prison en Arménie soviétique en 1947, du théâtre et des ouvrages iconographiques et photographiques.
· Exposition de planches d’édition d’« Arménie 1900 », d’« Images et Traditions juives », de « Scènes de la vie tsigane »
· Vidéo : « Arménie 1900 »
CYCLE DE FILMS DANS L’AGORA
Projection de films choisis pour leurs résonances avec les différents thèmes abordés lors de l’exposition
Chaque jour de 14h30 à 18h30
Agora
Accès libre dans la limite des places disponibles
· Mercredi 18 octobre « Mémoire arménienne » de Jacques Kebadian
· Jeudi 19 octobre « Rwanda, un cri d’un silence inouï » d’Anne Lainé et de Marie-Odile Godard
· Vendredi 20 octobre « La Petite prairie aux bouleaux » de Marceline Loridan-Ivens
· Samedi 21 octobre « S 21 » de Rithy Panh
· Dimanche 22 octobre « Arménie 1900 » de Jacques Kebadian
« Sans Retour Possible » de Jacques Kebadian et Serge Avedikian
· Mercredi 25 octobre « Que sont mes camarades devenus » de Jacques Kebadian et Serge Avedikian
« Vingt ans après » de Jacques Kebadian
· Jeudi 26 octobre « Back to Ararat de Peä Holmquist
« Je hais les chiens » (I hate The Dogs) de Peä Holmquist et Suzanne Khardalian
· Vendredi 27 octobre « Site 2 » de Rithy Panh
· Samedi 28 octobre « Calendar » d’Atom Egoyan
« Retour à Khordociur » de Yervant Gianikian et Angela Ricci Lucchi (lecture de la traduction par Christian Longchamp) – dans le cadre de la table ronde du 28 octobre
· Dimanche 29 Octobre « Apsaras » de Jacques Kebadian
« Le Jardin de Khorkom » d’Isabelle Ouzounian
« L’Arménie en héritage » d’Eric Mistler
· Jeudi 2 novembre « Colombe et Avedis » de Jacques Kebadian
« Retourner » de Serge Avedikian
· Vendredi 3 novembre « Le Voyage en Arménie » de Robert Guédiguian
· Samedi 4 novembre « La trilogie : Bonjour monsieur » de Serge Avedikian
et trois films sur Jacques Aslanian
· Dimanche 5 novembre « Mémoire arménienne » de Jacques Kebadian
· Mercredi 8 novembre « Arménie 1900 » de Jacques Kebadian
« Sans Retour Possible » de Jacques Kebadian et Serge Avedikian
· Jeudi 9 novembre « Que sont mes camarades devenus » de Jacques Kebadian et Serge Avedikian
« Vingt ans après » de Jacques Kebadian
· Vendredi 10 novembre « Colombe et Avedis » de Jacques Kebadian
« Retourner » de Serge Avedikian
d’un retour d’Arménie de Céline Ohannessian et Eric Pellet
· Dimanche 12 novembre « Arménie 1900 » de Jacques Kebadian
« Sans Retour Possible » de Jacques Kebadian et Serge Avedikian
· Mercredi 15 novembre « Mémoire arménienne » de Jacques Kebadian
· Vendredi 17 novembre « La trilogie : Bonjour monsieur » de Serge Avedikian
et trois films sur Jacques Aslanian
« Vingt ans après » de Jacques Kebadian
· Dimanche 19 novembre « Colombe et Avedis » de Jacques Kebadian
« Retourner » de Serge Avedikian
· Lundi 20 novembre « Arménie 1900 » de Jacques Kebadian
« Sans Retour Possible » de Jacques Kebadian et Serge Avedikian
· Mardi 21 novembre « Mémoire arménienne » de Jacques Kebadian
· Mercredi 22 novembre « Colombe et Avedis » de Jacques Kebadian
« Retourner » de Serge Avedikian
d’un retour d’Arménie de Céline Ohannessian et Eric Pellet
Programme sous réserve
TABLES RONDES
Modérateur Jean-Claude Kebabdjian
Les tables rondes associeront historiens, sociologues, philosophes, écrivains et artistes, en relation avec les films et les documents exposés.
Le samedi de 16h à 19h
Agora
Accès libre dans la limite des places disponibles
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Samedi 21 octobre Les génocides
du XXe siècle
Avec Yves Ternon (historien), Georges
Bensoussan (responsable éditorial du Mémorial de la Shoah), Ragip Zarakolu
(éditeur et écrivain de Turquie), Marie-Odile Godard, (maître de conférences)
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Samedi 28 octobre « Retourner »
Avec Yervant Gianikian et Angela Ricci
Lucchi, Serge Avedikian, Rithy Panh (cinéastes), Sylvie Rollet (maître de
conférences), Jean Kehayan (écrivain, journaliste)
Le film « Retour à Khordociur » de Yervant Gianikian et Angela Ricci Lucchi sera projeté à 15h avant le débat (lecture de la traduction par Christian Longchamp)
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Samedi 4 novembre Mémoire et
transmission
Avec Janine Altounian (essayiste,
traductrice), Liliane Daronian (responsable de la Bibliothèque de recherches
africaines à Paris), Robert Guédiguian (cinéaste), Martine Hovannessian
(anthropologue, chercheur au CNRS), Marceline Loridan-Ivens (cinéaste)
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Samedi 11 novembre Quelles
ripostes au négationnisme, le problème des lois dites « mémorielles »
Avec Yves Ternon (historien), Alexis
Govciyan (président d’Europe de la Mémoire), Dickran Kouymjian (historien),
Claire Mouradian (directrice de recherches au CNRS)
·
Samedi 18 novembre Le dialogue
est-il possible à travers les créations mémorielles ?
Avec Anahide Ter Minassian
(historienne), Ariane Ascaride (comédienne), Jacques Kebadian (cinéaste),
Hermine Karagheuz (comédienne)
N.B. : en introduction à deux tables rondes, une lecture d’extraits du rapport de Leslie A. Davis, consul américain en poste à Kharpert (Turquie) de 1914 à 1917, par Hermine Karagheuz, sera donnée les samedis 21 octobre et 18 novembre (durée 30 minutes).
LES PORTEURS DU PROJET
· Jacques KEBADIAN
Jacques Kebadian est né en France en 1940, de parents arméniens qui ont émigré dans les années 20. En 1964, il obtient son diplôme à l'IDHEC. De 1965 à 1969, il est l'assistant de Robert Bresson pour les films Au hasard Balthazar, Histoire de Mouchette et Une femme douce. Dès son premier long-métrage (Trotsky en 1967) il se tourne vers le cinéma documentaire. A partir des années 1980, après le décès de son père, Jacques Kebadian éprouve le besoin de faire un retour sur ses origines, de rencontrer le pays mythique que son père lui racontait. Il réalise en 1981 « Arménie 1900 » qu’il dédie à son père : « Pour commencer, dit-il, on s'intéresse à l'ensemble de l'univers, puis nos rêves se brisent un peu. La rébellion est toujours là, mais l'envie de s'occuper des origines devient forte elle aussi. »
En 1982, il est, avec son ami Serge Avedikian, l'un des fondateurs de l'AAA (Association Audiovisuelle Arménienne) dont les objectifs sont de diffuser les films de cinéastes d'Arménie soviétique et de la diaspora. Plusieurs films essentiels ayant trait à l'Arménie et son histoire voient le jour. Sans retour possible (1983) et Que sont mes camarades devenus (1984), sont réalisés avec Serge Avedikian. Les cinq sœurs en 1985, Mémoire arménienne, en 1993, et enfin, Vingt ans après, en 2000, complètent ce retour sur les racines.
Jacques Kebadian s'intéresse à l'histoire des peuples, déracinés, exilés… Á l'histoire des Arméniens et de leur diaspora, mais aussi à celle des danseuses du ballet royal du Cambodge après le génocide khmer rouge (Apsaras, 1986) ou des familles africaines sans papiers (D'une brousse à l'autre, 1998). De La fragile Armada (2005), film sur la marche des zapatistes à travers le Mexique, il dit : « Une chance de changer de point de vue, une autre perspective, une autre géographie, un autre calendrier, d'autres langues aussi, qui ne disent jamais la même chose. Chercher l'universel en terre indienne. Les Indiens, les Indiens que nous sommes tous, étrangers sur notre propre terre. »
· Jean-Claude KEBABDJIAN
Ancien lecteur des éditions du Seuil il fonde en 1976 les Editions Astrid où il crée la collection « Les Peuples par l'image » dans laquelle paraissent Arménie 1900, Images et Traditions juives, L'Empire du dernier tsar, Scènes de la vie tsigane, ainsi que des collections de poésie et de théâtre (Reine Bartève, Jean-Jacques Varoujean). En 1977, il est cofondateur du Centre de Recherches sur la Diaspora Arménienne. Il est l'auteur avec Yves Ternon en 1980 d'Arménie 1900. En 1983 le ministre de la culture, Jack Lang, inaugure le centre de documentation arménien.
Ses diverses activités, l'impliquant plus profondément sur les questions arméniennes, l'amènent à prendre la direction de la revue Ani, cahiers arméniens. Cette publication qu'il dirige de 1984 à 1995 fut le support privilégié de l'ensemble des intellectuels de toutes origines qui ont apporté une contribution inestimable à la mémoire arménienne. En 1986, avec le Centre Georges Pompidou il participe à la coproduction du film Mémoire arménienne de Jacques Kebadian, l'un des rares documents filmiques à avoir recueilli les témoignages des rescapés du génocide arménien et de la première vague d'immigrants en France. En 1993, la Ville de Paris propose au CRDA la co-organisation de la soirée «Ani, il y a Mil Ans», qui fut à l'origine de la mission archéologique franco-turque sur le site d'Ani en Turquie, sous la direction de l'Académicien Jean-Pierre Mahé. Cette manifestation marque le premier pas d'une timide coopération entre les intellectuels français et turcs sur cette question. Enfin, dans cette dynamique de coopération intellectuelle, il organise le premier colloque public sur le dialogue entre représentants et intellectuels de Turquie et d'Arménie, au Sénat, à Paris, en juin 2000, quelques mois avant l'adoption par la France de la reconnaissance du génocide arménien.
ÉQUIPE
Conception Jacques Kebadian, Jean-Claude Kebabdjian
Scénographie Patrick Bouchain, Tigrane Boccara
Réalisation Jacques Kebadian
Montage vidéo Isabelle Ouzounian
Peintre décorateur Itvan Kebadian
Programmation tables rondes Jean-Claude Kebabdjian
Direction technique équipe technique du Parc de la Villette
Graphiste Jules Zingg
Imprimerie Philippe 2 - Roques
Fabrication et montage du mur Jipanco
Administration CRDA
Avec le soutien du Parc de la Villette
Avec la participation des Ministères des Affaires étrangères, de l’Éducation Nationale, de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur, de la Culture et de la Communication, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative, du Conseil Régional d’Île-de-France et de l’Agence Nationale pour la Cohésion Sociale
et l’Égalité des Chances (ANCSEC)
Propos recueillis par Manuelle Tilly pour « Les Nouvelles d’Arménie magazine »
(à paraître dans le numéro d’octobre)
Le Parc de la Villette accueille du 18 octobre au 23 novembre « Mémoires arméniennes », une installation audiovisuelle qui sera un des événements phares du lancement de l’Arménie en France. Conçue et réalisée par l’association audiovisuelle arménienne (AAA) et le Centre de recherches sur la diaspora arménienne (CRDA), ce projet est l’aboutissement d’un long travail d’archives. « C’est un rêve qui se réalise grandeur nature », confie le réalisateur Jacques Kebadian, initiateur de cette grande exposition dédiée à la mémoire et au génocide.
Tout a commencé il y a déjà plus de vingt ans. Début des années 80, la disparition de son père pousse Jacques Kebadian à regarder en arrière. Un besoin de revenir sur ses origines et de rencontrer ce pays mythique dont il avait tant entendu parler. Il réalise « Arménie 1900 », à partir de l’album d’Yves Ternon et Jean-Claude Kebabdjian aux éditions Astrid, qui retrace le récit imaginaire d’un enfant qui veut faire revivre fictivement l’histoire de ses parents arméniens à l’aide de cartes postales anciennes. Le cinéaste signe ainsi son premier film sur la mémoire arménienne. Il y en aura d’autres.
Dès 1982, il se lance, avec Serge Avedikian, sur les traces des derniers survivants afin de connaître la vie avant le drame. Les deux compagnons partent pour Valence, Lyon, Marseille, Décines, avec au départ pour seuls outils, appareils photos et magnétophones. « On a eu des récits bouleversants », affirme Jacques Kebadian. Les derniers survivants, enfants au moment du génocide, étaient alors âgés. Ils racontaient, en arménien, et avec une émotion et une sincérité touchantes, leur vie avant 1915 et la déportation. « On s’est dit que notre travail ne pourrait pas être fait une seconde fois, que ces personnes allaient disparaître, alors on a décidé de les filmer », raconte le cinéaste. Au final, quinze heures de rush. Et au bout de l’aventure naît « Sans retour possible ».
Afin de soutenir leur production, les deux cinéastes fondent en 1982 l’AAA. L’association a pour objectif de diffuser et d’archiver des films de cinéastes d’Arménie soviétique et de la diaspora et d’encourager la création d’œuvres nouvelles. En 1983, « Sans retour possible » est diffusé sur Antenne 2 à 20h50. C’est alors la première fois en France que l’histoire arménienne est évoquée à la télévision.
Les réalisateurs, soutenus par le CRDA et son président Jean-Claude Kebabdjian, ont envie d’aller plus loin et de rassembler de véritables archives en recueillant les témoignages de tous les survivants français. Mais « Sans retour possible » n’a pas été accueilli comme ils l’espéraient. « Le film est mal passé auprès des Arméniens de France, se souvient Jacques Kebadian. Ils ne voulaient pas qu’on parle d’eux comme des immigrés. C’était dur de revoir l’exil. Ils préféraient garder ça pour eux, que ce ne soit pas montré à l’extérieur. » Alors faute de financements et de soutien de la communauté, les deux cinéastes seront freinés dans leur élan.
Ainsi, vingt ans et de nombreux films après, dont « Mémoire arménienne », Jacques Kebadian voit aujourd’hui son travail aboutir. « L’année de l’Arménie nous permet de reconstituer une partie du puzzle. Une partie seulement puisque nous n’avons pas pu aller jusqu’au bout… »
Aujourd’hui c’est avec pour fond une carte de 8 m sur 3,5 m, représentant toute l’étendue de l’implantation des Arméniens du Caucase à la Turquie d’Europe avant 1915, que les récits des survivants apparaîtront. Les villes, représentées par des taches rouges plus ou moins grandes, s’ouvriront sur les visages des derniers témoins. « Ce sera un voyage à travers une carte comme si on découvrait tout d’un coup que l’histoire du peuple arménien ne commençait pas en 1915. Comme si on ouvrait une fenêtre sur ce qui s’est passé avant », note Jacques.
L’installation-exposition, qui s’étendra sur 450 m 2, sera mis en scène par Patrick Bouchain et Tigrane Boccara. Diffusion de films, expositions de peintures et de photographies, mais aussi tables rondes les samedis après-midi viendront ponctuer les six semaines.
« Notre objectif est d’apporter une information grand public, des émotions, d’ouvrir le débat et le dialogue », explique Jean-Claude Kebabdjian. Le génocide arménien mais plus généralement les génocides du XXe siècle seront abordés avec des historiens, sociologues, philosophes et artistes en relation avec les films et les documents projetés. D’autres thèmes seront également abordés tels que «La transmission et le devoir de mémoire» (le 4 novembre), « Quelles ripostes au négationnisme : le problème des lois dites « mémorielles » » (le 11 novembre) ou encore « le dialogue est-il possible à travers les créations mémorielles ? » (le 8 novembre).
L’année de l’Arménie permet ainsi d’ouvrir une porte qui est jusqu’à présent souvent restée close. Celle de la mémoire arménienne. Un pas important pour tenter de toujours mieux comprendre le drame et de se souvenir de la vie d’avant. Une installation qui passe par l’émotion et l’échange et qui ne pourra laisser personne indifférent.
Informations : www.crda.com
UN PEU D’HISTOIRE
(…)
«Le plan mis en œuvre était le suivant. Après le désarmement et la liquidation progressive des Arméniens incorporés dans l’armée turque, on somme les populations civiles de rendre leurs armes. Notables, prêtres, intellectuels et chefs politiques sont arrêtés et supprimés. On passe ensuite à la phase finale de l’opération : une déportation générale, sous couvert d’éloigner les Arméniens du théâtre des opérations militaires.
Région par région, les populations des bourgs et des villages, puis de villes entières, reçoivent l’ordre de partir, à pied le plus souvent, avec un minimum de bagages, en longs convois qui se rendent, par des chemins détournés à travers la Turquie, vers le lieu théoriquement prévu pour leur exil, en Syrie ou en Mésopotamie. Les habitants de certaines régions occidentales font les premiers kilomètres en chemin de fer, puis continuent à pied. Peu de déportés parviennent à destination. Le voyage lui-même et la sous-alimentation suffisent à éliminer les plus faibles. D’autres sont tués par les gendarmes qui les convoient. On prévoit de parquer les survivants dans des camps établis dans des lieux désertiques, qu’on déplacera sans cesse.
En de rares endroits, les Turcs ne peuvent agir tout à fait à leur guise. Constantinople, où vivent quelque 300 000 Arméniens, reste trop exposée aux regards étrangers. C’est pourquoi le gouvernement, ayant arrêté les intellectuels dans la nuit du 24 avril 1915, renonce à déporter le gros de la population arménienne qui s’y trouve.»
« L’Arménie à l’épreuve des siècles », Annie et Jean-Pierre Mahé, Découvertes Gallimard Histoire, 2005
RAGIP ZARAKOLU, DÉMOCRATE TURC
Né à Büyükada (Turquie) en 1948, cet éditeur turc est en butte aux poursuites des autorités de son pays depuis de nombreuses années pour des ouvrages sur des « sujets controversés », tout particulièrement sur les minorités et les droits de l’homme. Il a publié déjà une longue liste d’ouvrages traitant du génocide arménien dans sa maison d’édition « Edition de la Documentation internationale » créée en 1977 par sa femme Aysé Nur et lui-même. L’article 301 du Code pénal adopté par la Grande Assemblée Nationale de Turquie le 1er juin 2005 fait du dénigrement de la «turquité» (c’est-à-dire l’identité nationale turque) un crime passible de six mois à trois ans de prison, du dénigrement public du Gouvernement, de six mois à deux ans d’emprisonnement, peines aggravées d’un tiers dans le cas où le citoyen turc commet ces «crimes» à l’étranger. Ragip Zarakolu est actuellement poursuivi au titre de l’article 301 pour « insulte à la légitimité d’Atatürk ». L’écrivain Orhan Pamuk pour ses déclarations à un journal de Zürich et récemment Elif Shafak, auteure de « Le Père et le bâtard », ont été inquiétés pour les mêmes raisons, notamment leur intention de briser le tabou du génocide arménien.
Pour approfondir http://fr.wikipedia.org/ - rechercher « Zarakolu »
Le concept de dispositif se trouve aujourd’hui au centre des
questionnements théoriques et des questionnements pratiques. Il s’agira
de l’envisager dans son histoire et davantage encore dans son devenir à
partir des expérimentations en cours. Le colloque propose une large
palette de points de vue qui permettra, à travers des échanges nourris
par des travaux diversifiés, une progression collective, à la fois
théorique et pratique, vers une meilleure maîtrise du concept.
Participation sur inscription :
direction@ens-louis-lumiere.fr
*******************
Jeudi 19 octobre
Lieu : Ecole nationale supérieure Louis-Lumière
9h30
Les dispositifs classiques en questions
Modérateur : Gérard Leblanc (ENS Louis-Lumière)
• Guido Kirsten (Université de Berlin) : Genèse d’un concept et ses
avatars.
• Livio Boni et David Faroult (Université Paris 3) : Le burlesque
comme dérèglement du cinéma narratif classique.
• François Bonnet et Gérard Pelé (ENS Louis-Lumière): Des sons comme
des images.
• Claude Bailblé (Université Paris 8) : En relief, l’image et le son.
• Claire Bras et Julie Pradier (ENS Louis-Lumière) : Installation
photographique.
12h – 14h
Démonstrations et visites de dispositifs*
• Marc Plas : RYU (Stèle pour Nam June Paik)
• Carole Lypsic : 3 Espaces à Louis-Lumière, Dispositif littéraire
• Sophie Lavaud-Forest : Matrice Active
• Cyril Teste : Collectif MxM
• Julie Pradier et Claire Bras : 2 dispositifs de projection
physique et imaginaire
14h
Autour des dispositifs interactifs.
Modératrice : Sylvie Thouard (Université Marne-la-Vallée)
• Monique Maza (Université Jean Monnet) : Image « sensitive » :
relation esthétique et dispositif interactif.
• Jocelyne Kiss (Université Marne la Vallée) et Sidi Soueina
(Université Sullivan, Kentuky, USA) : L’influence de la théorie
évolutive au sein du geste créatif pour les dispositifs à visée immersive.
• Martin Laliberté (Université Marne la Vallée) : Systèmes personnels
et dispositifs détournés : le compositeur et sa station musicale.
• Marc Plas (artiste) : RIYÛ (flux).
• Carole Lypsic (artiste, association ad-Ré-Va) : Le système « 3
Espace » : heuristique et perspectives du Récit Variable.
• Sophie Lavaud-Forest (Université Paris 1) : Corps réels et corps
virtuels dans les dispositifs interactifs.
* Présentations des dispositifs
Cyril TESTE : Collectif MxM (en résidence permanente à la Ferme du
Buisson, Scène Nationale de MLV).
Reprise d'un dispositif présenté par la compagnie MXM dans son dernier
spectacle Flu(x). Dispositif comprenant une camera équipée d'un miroir
et d'une télévision. Par un effet direct de fondu, le dispositif permet
de créer une interaction entre l'image de l'utilisateur (comédien,
spectateur) et l'image télévisuelle. « Nous travaillons tous les effets
techniques en temps réel pour garder chaque soir une composition
variable en fonction du jeu des acteurs et donc de travailler sur une
interactivité intuitive et non rigide. »
Marc PLAS : "RYU (Stèle pour Nam June Paik)
« Ce dispositif vidéo sonore est un Tombeau, au sens que prend le mot
dans le contexte de la musique, c'est-à-dire un hommage composé dans un
style qui évoque celui du dédicataire. Les aspects de l'art de Paik qui
ont surtout été retenus sont la distorsion du signal-image produite par
les formes d'ondes des courants chaotiques de bruit (les mouvements
désordonnés des électrons dans le tube à vide) et les variations du
courant alimentant les électro-aimants générateurs de déflexion
(déviation des faisceaux d'électrons). Ryu pointe aussi la fin d'une
période qui a été marquée par la vidéo analogique et le tube cathodique »
Sophie LAVAUD – FOREST : Matrice Active
« Le dispositif présenté fait partie d’un large projet intitulé Matrice
Active qui se propose de transformer des peintures en systèmes
dynamiques complexes avec lesquels nous pouvons communiquer et
interagir. Corps virtuels et corps réels deviennent alors des extensions
les uns pour les autres pour former à leur tour un système complexe qui
s’auto-organise à la recherche d’un équilibre global produisant des
comportement dits « émergents » »..
Carole LYPSIC : 3 Espaces à Louis-Lumière, Dispositif littéraire
« 3 Espaces est un récit variable, un récit qui s’actualise en fonction
des circonstances, des médias et des usages. A l’occasion du colloque «
Les Dispositifs », 3 Espaces va prendre forme en une disposition
particulière : des SMS qui pourront être reçus sur les téléphones
portables le 19 octobre, un livret tabulaire distribué à l’entrée du
colloque, une exploration du récit électronique grâce à la Machine de
Lecture, des contributions de ceux qui souhaitent apporter leur touche
au récit… »
Julie PRADIER et Claire BRAS : 2 dispositifs de projection physique et
imaginaire
« Le premier constitué par l'articulation de la parole aux images fixes
présenté sous forme d'itinéraire visuel commenté dans une salle de
projection. Le deuxième constitué d'images fixes et flottantes projetées
sur un support liquide dans un espace intimiste. »
Vendredi 20 octobre
Lieu : Université de Marne-la-Vallée, amphithéâtre Copernic
9h30
Anciens dispositifs et dispositifs émergents.
Modérateur Guy Chapouillié (Université Toulouse-le-Mirail).
• Andre Gaudreault (Université de Montréal) et Nicolas Dulac
(Université de Montréal et Université Paris 3) : Entre jouets optiques
et internet :variations dans la consommation.
• Sylvie Thouard (Université Marne-la-Vallée) : Dispositifs «
semi-publics » émergents et Jean-Marc Orsatelli : Des images pour le
débat public.
• Jeremy Hamers (Université de Liège) : Videogramme einer Revolution
de Harun Farocki. Posture spectatorielle et crise du dispositif.
• Kristian Feigelson (Université Paris 3) : Un dispositif
d’expérimentation sensible.
14h
Les nouveaux dispositifs en situation
Modératrice : Geneviève Jacquinot (Université Paris 8)
• Giusy Pisano (Université Lille 3) : L’Art trompeur.
• Pierre Barboza (Université Paris 13) : L’expérience dédoublée de
l’image interactive.
• Luc Dall’armellina (auteur-désigner) : Mémoires flottantes,
cinémactif de Gwenola Wagon et Alexis Chazard.
• Gérard Leblanc (Ecole nationale supérieure Louis-Lumière) et
Catherine Guéneau (Université Paris 3) : Les enjeux des conflits
inter-dispositifs : rapports d’inclusion et d’exclusion
Les communications individuelles durent 25 minutes (plus 10 minutes de
discussion). Les communications en tandem durent 4O minutes (plus 15
minutes de discussion).
A l’issue du colloque, dans le cadre du partenariat entre la Ferme du
Buisson et l’ENS Louis-Lumière, nous invitons les participants à
rejoindre la Ferme du Buisson, Scène Nationale de Marne-la-vallée pour
découvrir TEMPS D’IMAGES, Festival européen au croisement des arts de la
scène et des arts de l’image co-imaginé avec Arte.
La Ferme du Buisson vous propose de composer votre parcours pour la
soirée :
- A partir de 18h30 accueil autour d'un verre
- de 19h à 20h Visite de l'exposition Temps d'écoles d'images (ENSL
Lumière, Le Fresnoy, EESATI)
- 20h30 Spectacle Petits Épisodes du fascisme quotidien Compagnie
Motus (Italie)
- 22h Spectacle In Affresco compagnie Zur (France)
- 23h Nuit Curieuse
Accès à tarif réduit pour les participants au colloque : forfait à 13€
pour l'ensemble des propositions
Informations et réservations :
Aurélie Sellier 01-64-62-77-23
aurelie.sellier@lafermedubuisson.com
Navette vers 18h au départ de l'Université de Marne-la-Vallée jusqu'à
la Ferme du Buisson
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Co-direction scientifique :
Gérard Leblanc (Professeur, École Nationale Supérieure Louis Lumière),
Sylvie Thouard (Maître de conférences, Université de Marne la Vallée,
équipe LISAA).
Organisation :
ENS Louis-Lumière
Pascal Martin, Maître de conférences
Alain Aubert, Maître de conférences
Frédérique Mathieu, chargée de mission recherche
Méhdi Aït-Kacimi, responsable communication
Université de Marne la Vallée, équipe LISAA
Delphine Dutendas, Secrétaire Equipe d'Accueil LISAA
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Accès ENS Louis-Lumière
• Par le RER : Ligne A, Station "Noisy-Champs", en queue de train
(sortie n°1): L'école se trouve le long de la voie ferrée, à gauche de
celle-ci en direction de Paris à environ 300 mètres de la gare.
• Par l'autoroute A4 Metz-Nancy: Sortie Champs-sur-Marne (sortie
n°10), immédiatement après la sortie "Noisy-le-Grand". Parking : accès libre
Adresse :
Ecole nationale supérieure Louis-Lumière
7, allée du promontoire
93161 Noisy-le-Grand Cédex
01 48 15 40 10
Accès Université de Marne la Vallée – Amphi Copernic
• Par le RER : Ligne A, station "Noisy-Champs ». Sortir en tête de
train, vous pouvez prendre le bus RATP 213, direction Lognes ou Pablo
Picasso.
• Par l'autoroute A4
- EN VENANT DE PARIS : Autoroute A4 (direction Nancy-Metz), sortie
"Champs" puis à gauche.
- EN ALLANT VERS PARIS : Autoroute A4 (direction Paris), sortie
"Noisy-le-Grand", reprendre l'A4 en sens inverse (direction Nancy-Metz),
sortie "Champs", puis à gauche.
- DEPUIS LA FRANCILIENNE : Prenez la sortie Lognes (voisine de
l'aéroport). Si vous venez du sud alors, tournez à gauche au premier
embranchement. Si vous venez du nord alors, tournez à droite au premier
embranchement. Prenez ensuite totalement à droite au premier feu (vous
traversez une voie ferrée). Continuez sur cette route (direction
Emerainville et Noisy/Cité Descartes) jusqu'au prochain feu. Allez tout
droit (vous longez l'autoroute en direction de Paris). Au rond point,
prenez la deuxième sortie (en face donc). Il vous suffit de prendre à
droite au prochain feu (direction Noisy/Cité Descartes) pour vous
retrouver franchissant l'autoroute sur la RN 370 (du côté sud de la
carte). Vous pouvez maintenant regarder le plan.
Adresse :
5, boulevard Descartes
77420 Champs-sur-Marne
Accès La Ferme du Buisson
• En voiture : Porte de Bercy, autoroute A4 direction
Marne-la-Vallée, sortie Noisiel-Torcy, puis Noisiel Le Luzard, puis
fléchage.
• Par le RER : RER A direct, direction Chessy Marne-la-vallée,
station Noisiel, puis fléchage (à 5min à pied)