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Gels et dégels, une autre histoire du cinéma soviétique (1926-1968)

Paris (France) - 03 December 2002 - 24 February 2003

http://centrepompidou.fr/Pompidou/Manifs.nsf/0/9C8743DDFE11AD28C1256C61004F4CD9



 

Cette rétrospective a été organisée par le Centre Pompidou en partenariat avec le Ministère de la Culture, le Gosfilmofond de Russie, la Cinémathèque suisse et le Festival international de Locarno. Elle a été accompagnée de la publication d'un livre, Gels et Dégels, une autre histoire du cinéma soviétique (1926-1968), et d'un colloque organisé sous la direction de Bernard Eisenschitz, avec la participation exceptionnelle de Naoum Kleiman, directeur du Musée du cinéma de Moscou.

La programmation a été réalisée sous la direction de Bernard Eisenschitz, elle reprend et complète la programmation du Festival de Locarno de 2000.

Early Thaw, the 1930s

Qui sait aujourd'hui que les années 30 ne furent pas que de sombres tunnels pour le cinéma soviétique?
Après la fin de la révolution culturelle de 1928-32, le cinéma connaît une période de liberté. Elle est marquée à la fois par une poursuite et un enrichissement des innovations formelles des années 2 - auxquelles s'ajoute la dimension du son - et par un nouvel enthousiasme pour l'URSS, redevenu « le pays de tous». En 1934, le Congrès des écrivains entérine la doctrine du réalisme socialiste, qui imposera une vision héroïque et stéréotypée de la réalité. Mais le mouvement n'est pas interrompu pour autant. Le coup d'arrêt sera donné en 1936, avec une série d'interdictions, dont les plus célèbres, Le Pré de Béjine et Le Jeune Homme sévère. Avant et après, deux moments font écho à ce « dégel» : la Nouvelle politique économique (NEP) des années 20, qui avait vu l'éclosion des grands classiques du cinéma, et l'accalmie relative de la terreur en 1939-1941, pendant laquelle des cinéastes sont mis à la tête des studios.
Extrait du programme officiel

Dream, 1941

(Мечта)


Mikhail ROMM
(Михаил РОММ)


The Hearts of the Four, 1941

(Сердца четырех)


Konstantin YUDIN
(Константин ЮДИН)


Engineer Kochin's Error, 1939

(Ошибка инженера Кочина)


Aleksandr MACHERET
(Александр МАЧЕРЕТ)


Soldiers of the Marsh, 1938

(Болотные солдаты)


Aleksandr MACHERET
(Александр МАЧЕРЕТ)


A Severe Young Man, 1936

(Строгий юноша)


Abram ROOM
(Абрам РООМ)


Sluchaynaya vstrecha, 1936

(Случайная встреча)


Igor SAVCHENKO
(Игорь САВЧЕНКО)


Granitsa, 1935

(Граница)


Mikhail DUBSON
(Михаил ДУБСОН)


Liubov i nenavist, 1935

(Любовь и ненависть)


Albert HENDELSTEIN
(Альберт ГЕНДЕЛЬШТЕЙН)


Loss of feelings, 1935

(Гибель сенцации)


Aleksandr ANDRIYEVSKY
(Александр АНДРИЕВСКИЙ)


Pilots, 1935

(Летчики)


Yuli RAIZMAN
(Юлий РАЙЗМАН)


Accordion, 1934

(Гармонь)


Igor SAVCHENKO
(Игорь САВЧЕНКО)


Private Life of Peter Vinogradov, 1934

(Частная жизнь Петра Виноградова)


Aleksandr MACHERET
(Александр МАЧЕРЕТ)


Three Songs About Lenin, 1934

(Три песни о Ленине)


Dziga VERTOV
(Дзига ВЕРТОВ)


A Little Organ, 1933

(Органчик)


Nikolay KHODATAYEV
(Николай ХОДАТАЕВ)


Myortvyy dom / Tyurma narodov, 1932

(Мертвый дом / Тюрьма народов)


Vasili FYODOROV
(Василий ФЕДОРОВ)


Her Way, 1929

(Ее путь)


Aleksandr SHTRIZHAK
(Александр ШТРИЖАК)


Oh! An Apple, 1926

(Эх, яблочко...)


Mikhail DOLLER (Михаил ДОЛЛЕР)

Leonid OBOLENSKY (Леонид ОБОЛЕНСКИЙ)



Forbidden

Il y a plusieurs formes d'interdiction dans un cinéma hiérarchisé : des remaniements imposés jusqu'à une distribution réduite à une copie symbolique et donc une sortie de pure forme. Cette catégorie de notre programmation retient les cas les plus brutaux : l'interdiction pure et simple (qui inclut les versions terminées avant nouvelle version, que le Gosfilmofond a parfois pu conserver) et l'interdiction après la sortie sur intervention supérieure. La censure a des motifs multiples, et rarement explicités ; les films qui la subissent ne forment pas un ensemble homogène. Il est étonnant que tant de films susceptibles d'en être victimes aient pu être produits, dans des conditions de contrôle aussi strictes que celles mises au point dans les années 30, et quelles qu'aient pu être les variations dans l'application du contrôle. L'interdiction formelle est devenue de plus en plus rare dans les années 60. Un grand nombre de ces films et premières versions a été «libéré» lors de la perestroïka par la Commission des conflits (1986-1990).
Extrait du programme officiel

A Glass Accordeon, 1968

(Стеклянная гармоника)


Andrei KHRZHANOVSKY
(Андрей ХРЖАНОВСКИЙ)


The Life and Ascension of Yuras Bratchik, 1968

(Житие и вознесение Юрася Братчика)


Vladimir BYCHKOV (Владимир БЫЧКОВ)

Sergey SKVORTSOV (3) (Сергей СКВОРЦОВ (3))


The Unset of an Unknown Age / The Beginning of an Unknown Century, 1967

(Начало неведомого века (киноальманах))


Different Directors
( Разные режиссёры)


I am Twenty, 1964

(Застава Ильича / Мне двадцать лет)


Marlen KHUTSIEV
(Марлен ХУЦИЕВ)


Beginning of Life, 1956

(Тугой узел)


Mikhail SHVEITSER
(Михаил ШВЕЙЦЕР)


Killers Come Out on the Road, 1942

(Убийцы выходят на дорогу)


Vsevolod PUDOVKIN (Всеволод ПУДОВКИН)

Yuri TARICH (Юрий ТАРИЧ)


Novgorod Citizens, 1942

(Славный малый / новгородцы)


Boris BARNET
(Борис БАРНЕТ)


The Hearts of the Four, 1941

(Сердца четырех)


Konstantin YUDIN
(Константин ЮДИН)


The New Moscow, 1938

(Новая Москва)


Aleksandr MEDVEDKIN
(Александр МЕДВЕДКИН)


A Severe Young Man, 1936

(Строгий юноша)


Abram ROOM
(Абрам РООМ)


About Oddities of Love, 1936

(О странностях любви)


Yakov PROTAZANOV
(Яков ПРОТАЗАНОВ)


My Motherland, 1933

(Моя Родина)


Aleksandr ZARKHY (Александр ЗАРХИ)

Iosif KHEIFITS (Иосиф ХЕЙФИЦ)



Belligerent

Les années 1941-45 voient une libéralisation du cinéma, avec les studios déplacés en Asie, loin des centres de décision gouvernementaux. Des metteurs en scène saisissent cette occasion de se retrouver et partagent un sentiment renouvelé de l'unité du pays, de la nécessité de sa défense, qui passe par la réalisation de films réellement populaires [comme les chansons qu'ils introduisent) : un cinéma qui montre les soldats et le peuple résistant, et omet pour un temps la mention obligatoire du Parti et du chef suprême, au point qu'un historien a pu parler de «déstalinisation spontanée». La guerre reste un moment fort de la conscience du pays, même si, dès avant la fin du conflit, elle est récupérée - au cinéma et ailleurs - au profit des commandants et du Guide.
Extrait du programme officiel

Tretiy udar, 1948

(Третий удар)


Igor SAVCHENKO
(Игорь САВЧЕНКО)


The Undaunted, 1945

(Непокоренные)


Mark DONSKOY
(Марк ДОНСКОЙ)


Dark is the Night, 1944

(Однажды ночью)


Boris BARNET
(Борис БАРНЕТ)


Invasion, 1944

(Нашествие)


Abram ROOM
(Абрам РООМ)


Six O'Clock in the Evening After the War, 1944

(В шесть часов вечера после войны)


Ivan PYRIEV
(Иван ПЫРЬЕВ)


Two Soldiers, 1943

(Два бойца)


Leonid LUKOV
(Леонид ЛУКОВ)


Wait for Me, 1943

(Жди меня)


Boris IVANOV (2) (Борис ИВАНОВ (2))

Aleksandr STOLPER (Александр СТОЛПЕР)


Invaluable Head, 1942

(Бесценная голова)


Boris BARNET
(Борис БАРНЕТ)


Killers Come Out on the Road, 1942

(Убийцы выходят на дорогу)


Vsevolod PUDOVKIN (Всеволод ПУДОВКИН)

Yuri TARICH (Юрий ТАРИЧ)


Mashenka, 1942

(Машенька)


Yuli RAIZMAN
(Юлий РАЙЗМАН)


Novgorod Citizens, 1942

(Славный малый / новгородцы)


Boris BARNET
(Борис БАРНЕТ)



With music

C'est en 1934 que la musique populaire rejoint le cinéma sous la double forme de la chanson et du jazz, avec les deux premières comédies musicales soviétiques, L'Accordéon de Savtchenko et Les Joyeux Garçons d'Alexandrov. Ce dernier deviendra le cinéaste favori de Staline, avec une série de «musicals» interprétés par sa femme Lioubov Orlova, seule star soviétique à l'américaine. Autre favori, Ivan Pyriev qui, à l'opposé, tire ses films musicaux du folklore et les entrelace de thèmes propagandistes. Après la comédie musicale kolkhozienne, il invente le film de guerre musical (À six heures du soir après la guerre) et la tragédie musicale [Le Dit de la terre sibérienne). Tous ces films remportent un immense succès. La comédie musicale sera aussi un vecteur du renouveau khrouchtchévien, avec La Nuit de carnaval.
Extrait du programme officiel

Shchedroe leto, 1950

(Щедрое лето)


Boris BARNET
(Борис БАРНЕТ)


The Cossacks of Kuban, 1949

(Кубанские казаки)


Ivan PYRIEV
(Иван ПЫРЬЕВ)


Spring, 1947

(Весна)


Grigori ALEXANDROV
(Григорий АЛЕКСАНДРОВ)


The Tale of Siberian Land, 1947

(Сказание о земле сибирской)


Ivan PYRIEV
(Иван ПЫРЬЕВ)


Six O'Clock in the Evening After the War, 1944

(В шесть часов вечера после войны)


Ivan PYRIEV
(Иван ПЫРЬЕВ)


A Musical Story, 1940

(Музыкальная история)


Aleksandr IVANOVSKY (Александр ИВАНОВСКИЙ)

Herbert RAPPAPORT (Герберт РАППАПОРТ)


The Bright Way, 1940

(Светлый путь)


Grigori ALEXANDROV
(Григорий АЛЕКСАНДРОВ)


Volga-Volga, 1938

(Волга-Волга)


Grigori ALEXANDROV
(Григорий АЛЕКСАНДРОВ)


Circus, 1936

(Цирк)


Grigori ALEXANDROV
(Григорий АЛЕКСАНДРОВ)


Accordion, 1934

(Гармонь)


Igor SAVCHENKO
(Игорь САВЧЕНКО)


The Merry Fellows / Moscow Laughs, 1934

(Веселые ребята)


Grigori ALEXANDROV
(Григорий АЛЕКСАНДРОВ)



To build! A Nation and consciences

Rassembler et relier les bornes d'un véritable continent, enseigner un ordre social nouveau, doter d'une exigence civique inédite le prolétaire et le moujik... Cinéma d'État dès sa naissance, le cinéma soviétique a toujours revendiqué sa fonction propagandiste, se référant à une série de déclarations de Lénine sur l'utilité du nouvel art dans l'éducation des masses, la formation des consciences et la mise en place de la dictature du prolétariat. Cette vocation s'est manifestée sous les formes les plus diverses, et notamment dans certains films édifiants des années 20, comme le mélodrame semi-documentaire pédagogique La Prostituée ou le récit d'un enfant préférant le Parti à son père [Tanka la tenancière]. Cependant, une de ses expressions les plus étonnantes est constituée par l'entreprise du Ciné-train, lancée par Alexandre Medvedkine en 1932, initiative visant à intégrer le cinéma dans un vrai débat politique. Mais on trouve aussi dans cette catégorie un des rares films présentant le goulag - sous un jour favorable -, Détenus de 1934, qui servit peut-être autant à briser son auteur qu'à faire passer un message odieux.
Extrait du programme officiel

Convicts, 1936

(Заключенные)


Yevgeni CHERVIAKOV
(Евгений ЧЕРВЯКОВ)


Gazeta N°4, 1932

(Газета № 4)


Nikolay KARMAZINSKY (Николай КАРМАЗИНСКИЙ)

Aleksandr MEDVEDKIN (Александр МЕДВЕДКИН)


Yak zhivyosh, tovarishch girnyak ?, 1932

(Как живеш, товарищ горняк?)


Nikolay KARMAZINSKY (Николай КАРМАЗИНСКИЙ)

Aleksandr MEDVEDKIN (Александр МЕДВЕДКИН)


The Breakthrough, 1930

(Прорыв)


Lev KULESHOV
(Лев КУЛЕШОВ)


Tanka-traktirshchitsa, 1928

(Танька-трактирщица)


Boris SVETOZAROV
(Борис СВЕТОЗАРОВ)



Stalin Fiction

L'ordre stalinien dépassa bien des limites. La louange officielle se fit caricature, l'adoration filiale du «Petit Père du Peuple» engendra une iconographie kitsch. Le cinéma n'y échappa pas. Dans le développement stalinien de la conception léniniste, le cinéma, en montrant la réalité du pays, doit montrer l'utopie réalisée. Le temps n'existe plus, les individus ne sont que des héros, les conflits ne peuvent naître que de la présence de saboteurs. Le pays même devra ressembler à ces films. « La vie elle-même était devenue un film de fiction, dit Chris Marker à propos des procès de Moscou. Un film plein de coups de théâtre, où les acteurs applaudissaient par avance leur propre condamnation» (Le Tombeau d'Alexandre]. Dans son rapport secret au XXe Congrès, Khrouchtchev révélera une autre fonction de films comme Les Cosaques du Kouban : « C'est à travers des films que Staline connaissait la campagne, l'agriculture. Et ces films avaient beaucoup embelli la réalité dans le domaine de l'agriculture. De nombreux films la peignaient sous de telles couleurs que l'on pouvait voir des tables crouler sous le poids des dindes et des oies. Evidemment, Staline croyait qu'il en était effectivement ainsi. » Au centre de ces films, il y a la figure mythique de Staline, absent des actualités mais incarné par des comédiens dans plus de dix films.
Extrait du programme officiel

Taras Shevtchenko, 1951

(Тарас Шевченко)


Igor SAVCHENKO
(Игорь САВЧЕНКО)


Shchedroe leto, 1950

(Щедрое лето)


Boris BARNET
(Борис БАРНЕТ)


The Cossacks of Kuban, 1949

(Кубанские казаки)


Ivan PYRIEV
(Иван ПЫРЬЕВ)


Tretiy udar, 1948

(Третий удар)


Igor SAVCHENKO
(Игорь САВЧЕНКО)


Spring, 1947

(Весна)


Grigori ALEXANDROV
(Григорий АЛЕКСАНДРОВ)


The Tale of Siberian Land, 1947

(Сказание о земле сибирской)


Ivan PYRIEV
(Иван ПЫРЬЕВ)


Lenin in 1918, 1939

(Ленин в 1918 году)


Mikhail ROMM
(Михаил РОММ)


The Great Citizen, 1937

(Великий гражданин)


Friedrich ERMLER
(Фридрих ЭРМЛЕР)



Late Thaw, the 1960s

Tardif parce que des cinéastes oubliés auraient pu connaître de grandes carrières. Mais là encore, des idées reçues... Sans doute fallait-il le temps du mouvement général du monde et des idées. La Nouvelle Vague ne fut-elle pas tardive à sa manière après vingt ans de la pesante « qualité française » ?
Plusieurs générations ont pu faire leurs débuts au moment du XXe Congrès 1956, dénonciation des crimes de Staline par Khrouchtchev) : ceux qui avaient été empêchés de tourner depuis la guerre, ceux qui avaient étudié avec des cinéastes eux-mêmes empêchés. Une autre génération, cinéastes et écrivains, prend bientôt le relais, celle des « chestidessiatniki » (ceux des années 60), qui va faire du cinéma soviétique un des lieux importants de ce mouvement de l'histoire. Venus de toute l'Union, ils imposent des formes et des sujets nouveaux, ouverts sur l'évolution du cinéma mondial (néoréalisme, Nouvelle Vague), abordant sans peur des questions comme le civisme, la vie dans le socialisme et interrogeant le passé, avec une franchise qui exaspère Khrouchtchev (La Porte d'Ilytch). Le retour aux sujets individuels amorcé dès 1957 évolue jusqu'à un cinéma d'introspection abusivement qualifié d'antonionien (Pluie de juillet). Ce mouvement, qui voit naître des cinéastes importants (Tarkovski, losseliani, Choukchine), ne s'interrompt pas avec la chute de Khrouchtchev en 1964, mais va jusqu'à 1968, année significativement marquée par une série d'interdictions : à partir de là, la possibilité d'un cinéma soviétique devient plus complexe.
Extrait du programme officiel

Strannyye Lyudi, 1969

(Странные люди)


Vasili SHUKSHIN
(Василий ШУКШИН)


A Glass Accordeon, 1968

(Стеклянная гармоника)


Andrei KHRZHANOVSKY
(Андрей ХРЖАНОВСКИЙ)


The Life and Ascension of Yuras Bratchik, 1968

(Житие и вознесение Юрася Братчика)


Vladimir BYCHKOV (Владимир БЫЧКОВ)

Sergey SKVORTSOV (3) (Сергей СКВОРЦОВ (3))


Angel, 1967

(Ангел)


Andrei SMIRNOV
(Андрей СМИРНОВ)


The Onset Of An Unknown Age, 2nd novella: 'The bithplace of electricity', 1967

(Родина электричества)


Larisa SHEPITKO
(Лариса ШЕПИТЬКО)


Three Days of Viktor Chernyshov, 1967

(Три дня Виктора Чернышева)


Mark OSEPIAN
(Марк ОСЕПЬЯН)


July Rain, 1966

(Июльский дождь)


Marlen KHUTSIEV
(Марлен ХУЦИЕВ)


Once Upon a Time, Here Lived Kozyavin, 1966

(Жил - был Козявин)


Andrei KHRZHANOVSKY
(Андрей ХРЖАНОВСКИЙ)


Ya rodom iz detstva, 1966

(Я родом из детства)


Viktor TUROV
(Виктор ТУРОВ)


Bash cyn i brat, 1965

(Ваш сын и брат)


Vasili SHUKSHIN
(Василий ШУКШИН)


Working Settlement, 1965

(Рабочий поселок)


Vladimir VENGEROV
(Владимир ВЕНГЕРОВ)


I am Twenty, 1964

(Застава Ильича / Мне двадцать лет)


Marlen KHUTSIEV
(Марлен ХУЦИЕВ)


People, Trust Me!, 1964

(Верьте мне, люди)


Vladimir BERENSHTEIN (Владимир БЕРЕНШТЕЙН)

Ilya GURIN (Илья ГУРИН)

Leonid LUKOV (Леонид ЛУКОВ)


Welcome, or No Admittance, 1964

(Добро пожаловать или Посторонним вход воспрещен)


Elem KLIMOV
(Элем КЛИМОВ)


What If This Is Love ?, 1962

(А если это любовь?)


Yuli RAIZMAN
(Юлий РАЙЗМАН)


On the Steep Cliff, 1961

(У крутого яра)


Aleksandr MURATOV (Александр МУРАТОВ)

Kira MURATOVA (Кира МУРАТОВА)


Iz Lebyazhego soobshchayut, 1960

(Из Лебяжьего сообщают)


Vasili SHUKSHIN
(Василий ШУКШИН)


Kommunist, 1957

(Коммунист)


Yuli RAIZMAN
(Юлий РАЙЗМАН)


Beginning of Life, 1956

(Тугой узел)


Mikhail SHVEITSER
(Михаил ШВЕЙЦЕР)



Autors to be discovered

Choukchine, Matcheret, Savtchenko, Raïzman... Autant de noms inconnus, autant d'oeuvres majeures qui atteignirent difficilement les écrans d'Occident.
Le cinéma soviétique est un cinéma de réalisateurs. Il a toujours ignoré la fonction de producteur, centrale aux grandes cinematographies occidentales. Depuis une vingtaine d'années, la découverte progressive (et accélérée depuis la fin de l'URSSI), de films échappant aux hiérarchies définies par les premiers historiens, met en lumière certaines constantes dans le parcours de metteurs en scène qu'on ne connaissait jusque-là que par un titre ou deux.
Extrait du programme officiel

Strannyye Lyudi, 1969

(Странные люди)


Vasili SHUKSHIN
(Василий ШУКШИН)


July Rain, 1966

(Июльский дождь)


Marlen KHUTSIEV
(Марлен ХУЦИЕВ)


Bash cyn i brat, 1965

(Ваш сын и брат)


Vasili SHUKSHIN
(Василий ШУКШИН)


I am Twenty, 1964

(Застава Ильича / Мне двадцать лет)


Marlen KHUTSIEV
(Марлен ХУЦИЕВ)


What If This Is Love ?, 1962

(А если это любовь?)


Yuli RAIZMAN
(Юлий РАЙЗМАН)


Iz Lebyazhego soobshchayut, 1960

(Из Лебяжьего сообщают)


Vasili SHUKSHIN
(Василий ШУКШИН)


Kommunist, 1957

(Коммунист)


Yuli RAIZMAN
(Юлий РАЙЗМАН)


Taras Shevtchenko, 1951

(Тарас Шевченко)


Igor SAVCHENKO
(Игорь САВЧЕНКО)


The Cossacks of Kuban, 1949

(Кубанские казаки)


Ivan PYRIEV
(Иван ПЫРЬЕВ)


Tretiy udar, 1948

(Третий удар)


Igor SAVCHENKO
(Игорь САВЧЕНКО)


The East-Bound Train, 1947

(Поезд идёт на Восток)


Yuli RAIZMAN
(Юлий РАЙЗМАН)


The Tale of Siberian Land, 1947

(Сказание о земле сибирской)


Ivan PYRIEV
(Иван ПЫРЬЕВ)


Six O'Clock in the Evening After the War, 1944

(В шесть часов вечера после войны)


Ivan PYRIEV
(Иван ПЫРЬЕВ)


Mashenka, 1942

(Машенька)


Yuli RAIZMAN
(Юлий РАЙЗМАН)


Engineer Kochin's Error, 1939

(Ошибка инженера Кочина)


Aleksandr MACHERET
(Александр МАЧЕРЕТ)


Soldiers of the Marsh, 1938

(Болотные солдаты)


Aleksandr MACHERET
(Александр МАЧЕРЕТ)


Sluchaynaya vstrecha, 1936

(Случайная встреча)


Igor SAVCHENKO
(Игорь САВЧЕНКО)


Pilots, 1935

(Летчики)


Yuli RAIZMAN
(Юлий РАЙЗМАН)


Accordion, 1934

(Гармонь)


Igor SAVCHENKO
(Игорь САВЧЕНКО)


Private Life of Peter Vinogradov, 1934

(Частная жизнь Петра Виноградова)


Aleksandr MACHERET
(Александр МАЧЕРЕТ)


Men and Jobs / Life and People, 1932

(Дела и люди)


Aleksandr MACHERET
(Александр МАЧЕРЕТ)



Unknown films of the classics

Barnet, Poudovkine, Koulechov, Romm..., autant de noms qui firent rêver longtemps les cinéphiles du monde entier.
On peut aussi revisiter les figures les plus connues sous un autre éclairage ; jusqu'à la perestroïka, il n'en était pas un dont la filmographie était accessible dans sa totalité. S'ils étaient omis des listes, «déconseillés» pour les programmes à l'étranger ou simplement jugés sans intérêt par les historiens soviétiques qui les avaient vus, c'était bien souvent pour des raisons qui en font à nos yeux des œuvres intensément révélatrices.
Extrait du programme officiel

Shchedroe leto, 1950

(Щедрое лето)


Boris BARNET
(Борис БАРНЕТ)


The Undaunted, 1945

(Непокоренные)


Mark DONSKOY
(Марк ДОНСКОЙ)


Dark is the Night, 1944

(Однажды ночью)


Boris BARNET
(Борис БАРНЕТ)


Invaluable Head, 1942

(Бесценная голова)


Boris BARNET
(Борис БАРНЕТ)


Killers Come Out on the Road, 1942

(Убийцы выходят на дорогу)


Vsevolod PUDOVKIN (Всеволод ПУДОВКИН)

Yuri TARICH (Юрий ТАРИЧ)


Novgorod Citizens, 1942

(Славный малый / новгородцы)


Boris BARNET
(Борис БАРНЕТ)


Dream, 1941

(Мечта)


Mikhail ROMM
(Михаил РОММ)


Lenin in 1918, 1939

(Ленин в 1918 году)


Mikhail ROMM
(Михаил РОММ)


The New Moscow, 1938

(Новая Москва)


Aleksandr MEDVEDKIN
(Александр МЕДВЕДКИН)


The Great Citizen, 1937

(Великий гражданин)


Friedrich ERMLER
(Фридрих ЭРМЛЕР)


The Deserter, 1933

(Дезертир)


Vsevolod PUDOVKIN
(Всеволод ПУДОВКИН)


Gazeta N°4, 1932

(Газета № 4)


Nikolay KARMAZINSKY (Николай КАРМАЗИНСКИЙ)

Aleksandr MEDVEDKIN (Александр МЕДВЕДКИН)


Yak zhivyosh, tovarishch girnyak ?, 1932

(Как живеш, товарищ горняк?)


Nikolay KARMAZINSKY (Николай КАРМАЗИНСКИЙ)

Aleksandr MEDVEDKIN (Александр МЕДВЕДКИН)


The Breakthrough, 1930

(Прорыв)


Lev KULESHOV
(Лев КУЛЕШОВ)


The House in the Snow, 1927

(Дом в сугробах)


Friedrich ERMLER
(Фридрих ЭРМЛЕР)