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Les titres et noms en gras renvoient à des fiches plus complètes
Gueorgui CHENGUELAIA
Георгий ШЕНГЕЛАЯ
Georgi SHENGELAIA
 
URSS (Géorgie), 1973, 98 mn 
Couleur, fiction

Mélodies du quartier de Véri

▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪

Мелодии верийского квартала

 

 Melodies of the Veriyski quarter

 Melodii verniyskogo kvartala


 
Réalisation : Gueorgui CHENGUELAIA (Георгий ШЕНГЕЛАЯ)
Scénario : Gueorgui CHENGUELAIA (Георгий ШЕНГЕЛАЯ), Anzor SALOUKVADZE (Анзор САЛУКВАДЗЕ)
 
Interprétation
David ABACHIDZE (Давид АБАШИДЗЕ)
Gueorgui GUEGUETCHKORI (Георгий ГЕГЕЧКОРИ)
Maïa KANKAVA (Майя КАНКАВА)
Vakhtang KIKABIDZE (Вахтанг КИКАБИДЗЕ)
Ia NINIDZE (Ия НИНИДЗЕ)
Sofiko TCHIAOURELI (Софико ЧИАУРЕЛИ)
 
Images : Alexandre MGUEBRICHVILI (Александр МГЕБРИШВИЛИ)
Décors : Vakhtang ROUROUA (Вахтанг РУРУА)
Musique : Gueorgui TSABADZE (Георгий ЦАБАДЗЕ)
Ingénieur du son : Vladimir DOLIDZE (Владимир ДОЛИДЗЕ)
Production : Grouzia-Film
 

DVD avec sous-titres
Editeur : Ruscico.
Languages : RU GE EN FR
Subtitles : RU EN FR DE ES IT

Synopsis
Tbilissi, début du XXe siècle. Au lavoir public, les lavandières chantent sous le soleil leur bonheur d’offrir aux pauvres et aux riches, aux petits et aux grands, la blancheur éclatante de leur linge. Au cabaret, les hommes noient leur misère dans le bon vin de Géorgie : un cocher chante pour tous l’amour qui unit les hommes loin des « sournois et des hypocrites ». Veuf, il élève seul deux petites filles, dont la vie misérable est métamorphosée par leur amour de la danse. Vardo, la jeune blanchisseuse, est leur fée-marraine. Elle leur apporte des robes multicolores pour passer le concours de l’école de danse. Mais, malgré leur succès à l’examen, elles reviennent à leurs obscurs travaux domestiques : le prix des cours est trop élevé. Vardo décide alors d’intervenir pour rendre la lumière au regard des enfants : du bois, de la viande, et le maître de musique, surgissent alors miraculeusement dans la sombre chaumière. Vardo a volé les riches, pour rendre le bonheur aux enfants. Mais les riches réclament leur bien. Le chef de la police fait une enquête qui le conduit au cocher, puis à la blanchisseuse dont il connaît la vertu, et qu’il arrête à contrecoeur. Mais les blanchisseuses, révoltées, se croisent les bras, toute la population est condamnée à faire sa propre lessive. Et les riches réclament la libération de Vardo, coupable de l’état de saleté à laquelle ils sont réduits. Vardo est libre pour noël, elle rejoint ses petites protégées, et tout s’achève dans la joie et l’amour.
 

Commentaires et bibliographie
 
«Une comédie musicale exubérante sur fond de critique de la société tsariste» (Marcel Martin, Le Cinéma soviétique, L’âge d’homme, 1993)
« Les Mélodies du Quartier Véri n’a rien a envier aux meilleures comédies musicales américaines. Exemple assez rare dans le cinéma soviétique où l’on retrouve ses qualités esthétiques et la recherche de couleurs aux tonalités si subtiles. (…) Film tonique, enjoué qui allie la saveur du conte de fées, de la fable au spectacle coloré» (Marceau Aidan, Jeune cinéma, Paris, octobre 1989).

Commentaire de kinoglaz : Ce conte moral repose sur un constat : tout le monde vole, et sur un enseignement paradoxal: le vol est un acte vertueux lorsqu’il rétablit un peu de la justice sociale dont les pauvres sont si cruellement privés. Le réalisateur illustre son argument avec une rigueur pleine d’humour : l’obéissance à la loi est subordonnée à l’intérêt de chacun. Les riches sont caricaturés dans leurs différentes postures : il y a le vieux lubrique, prêt à enfreindre la loi pour satisfaire ses appétits, le parvenu, rigide et arrogant pour qui elle doit servir ses biens, mal acquis, le notable pour qui elle doit s’éteindre devant sa dignité (ici, la propreté de sa chemise) que compromet l’incarcération de la blanchisseuse. Le cocher, seul adulte innocent, est la première victime du délateur, figure de la sournoiserie sociale. Le chef de la police, expert en tartuferie, interprète la loi de manière peu orthodoxe, mais avec une ironique clairvoyance. Ce conte est aussi un conte de fées qui rend hommage aux pauvres : Vardo vole, mais comme le ferait un ange : d’une beauté aérienne, elle accomplit ses larcins avec la complicité divine qu’elle invoque ; c’est invisible qu’elle prodigue ses dons aux enfants. Celles-ci jouissent d’une grâce espiègle et séraphique. La pureté lumineuse du linge des blanchisseuses et de leurs chants est une joyeuse métaphore de la pureté des âmes dont Vardo et les petites danseuses sont l’incarnation.
Les séquences, traitées avec rigueur, comme des tableaux de genre, où sont peintes des scènes conventionnelles de la misère et de la richesse, soutiennent le propos avec bonheur. L’animation colorée des scènes de rue, la gaieté mélancolique des hommes au cabaret, , l’exubérante espièglerie des petites danseuses, les décors vaniteux des riches demeures, donnent à cette comédie une beauté qui ne doit pas moins au réalisme qu’à l’imaginaire du cinéaste.

Sélections dans les festivals :
- Festival de cinéma russe au Toursky à Marseille, Marseille (France), 2007


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