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Les titres et noms en gras renvoient à des fiches plus complètes
Arnold KORDIOUM
Арнольд КОРДЮМ
Arnold KORDYUM
 
URSS (Ukraine), 1930, 55 mn 
Noir et blanc, muet, fiction

Le Mirabeau

▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪ ▪

Мирабо

 

 Mirabo

 Mirabo


 
Réalisation : Arnold KORDIOUM (Арнольд КОРДЮМ)
Scénario : Anton AGALAROV (Антон АГАЛАРОВ), Arnold KORDIOUM (Арнольд КОРДЮМ)
 
Interprétation
Piotr MASSOKHA (Пётр МАСОХА) ...matelot, communiste
Sergueï MININE (Сергей МИНИН) ...travailleur
Arnold KORDIOUM (Арнольд КОРДЮМ)
Vladimir LISSOVSKI (Владимир ЛИСОВСКИЙ)
Lidia OSTROVSKAIA-KORDIOUM (Лидия ОСТРОВСКАЯ-КОРДЮМ)
 
Images : Alekseï PANKRATEV (Алексей ПАНКРАТЬЕВ), Iossif RONA (Иосиф РОНА), Youri TAMARSKI (Юрий ТАМАРСКИЙ)
Décors : Vladimir KAPLOUNOVSKI (Владимир КАПЛУНОВСКИЙ)
Production : Studio Dovjenko, UKRAINFILM
 

Synopsis
La marine française, venue soutenir la contre-révolution en Ukraine, impose le blocus du port d’Odessa. La fraternisation des rouges avec les marins du cuirassé Mirabeau doit empêcher le massacre des ouvriers et des paysans par les forces interventionnistes et oblige ces dernières à lever le blocus.
 

Commentaires et bibliographie
 
A partir du début avril 1918, les troupes ukrainiennes sous l’autorité de l’hetman Pavlo Skoropadskyi envahirent la Crimée au grand soulagement d’une partie de la population qui voyait ainsi un semblant d’ordre revenir. Mais le 13 novembre, quelques jours après l’armistice du 11 Novembre 1918, une flotte franco-anglaise composée notamment de cinq cuirassés français, franchit les Dardanelles afin de défendre les intérêts des Alliés et chasser les troupes Allemandes occupant la Crimée, qui avaient envahi l’ensemble de l’Ukraine suite à la Paix de Brest-Litovsk. En décembre, l’escadre Française sous le commandement du vice-amiral Dejay se présenta avec les cuirassés Mirabeau et Justice devant Odessa. Le 17, le Général Borius débarqua des troupes et installa, après avoir chassé les derniers contingents ukrainiens et allemands, le Général russe Grichine Almazov comme Gouverneur de la Ville. Le sujet – notion de solidarité internationaliste – est tout à fait caractéristique du cinéma soviétique : des marins français, grâce à la propagande bolchevique, refusent de tirer sur les ouvriers. Comme les marins du cuirassé Potemkine, ils n’obéissent pas à leurs officiers et hissent sur le mât du croiseur Mirabeau le drapeau rouge. Cependant, il semble bien que, dans la réalité, ces mutineries n’avaient rien de spontané mais bien au contraire avaient été préparées par différents mouvements politiques et syndicaux. Une centaine de mutins furent condamnés dont plusieurs à des peines de détention. En juillet 1922, une amnistie générale libéra l’ensemble des mutins de la Mer Noire sauf André Marty qui le sera en 1924.

D’abord responsable du Parti aux Studios de Yalta et d’Odessa, Arnold Kordioum réussit à s’imposer en tant que metteur en scène, dès 1926, avec des films à thème internationaliste. En 1928, il rejoignit les Studios de Kiev où il réalisa plusieurs films dont Le Mirabeau qui connaîtra un remake en 1966 avec L’Escadre appareille vers l’Ouest de Myron Bilinskyi et Mykola Vinhranovskyi. Ce drame historico-révolutionnaire, consacré à l’intervention des forces de l’Entente pendant la Guerre civile en Ukraine, fut l’un des tous premiers films où l’image de la France apparaît dans la production cinématographique ukrainienne. Malgré l’excellente interprétation de Lidia Ostrovska, la clandestine, de Serge Minine, le chef de l’organisation bolchevique, et de Petro Massokha, le marin français, l’intensité dramatique ne parvint pas à pallier un montage tronçonné par une ligne conductrice étriqué. Ayant appris le métier sur le tas, Kordioum avait une fâcheuse tendance au mimétisme. Dans Le Mirabeau, l’influence du Cuirassé Potemkine d’Eisenstein paraît on ne peut plus saisissante. Ce film est l’un des rares à nous être parvenu avec des cartons en ukrainien.
Lubomir Hosejko

Images et vidéos
 
 


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