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Les titres et noms en gras renvoient à des fiches plus complètes
Sergueï VASSILIEV
Сергей ВАСИЛЬЕВ
Sergey VASILIEV
Gueorgui VASSILIEV
Георгий ВАСИЛЬЕВ
Georgi VASILYEV
 
URSS, 1934, 95 mn 
Noir et blanc, fiction

Tchapaev

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Чапаев

 

 Chapayev

 Chapaev


 
Réalisation : Sergueï VASSILIEV (Сергей ВАСИЛЬЕВ), Gueorgui VASSILIEV (Георгий ВАСИЛЬЕВ)
Scénario : Sergueï VASSILIEV (Сергей ВАСИЛЬЕВ), Gueorgui VASSILIEV (Георгий ВАСИЛЬЕВ)
D'après des textes de D.A. Fourmanov et A.N. Fourmanova
 
Interprétation
Boris BABOTCHKINE (Борис БАБОЧКИН) ...Tchapaev
Boris BLINOV (Борис БЛИНОВ) ...Fourmanov
Stepan CHKOURAT (Степан ШКУРАТ)
Gueorgui JJENOV (Георгий ЖЖЕНОВ)
Leonid KMIT (Леонид КМИТ) ...Petka
Varvara MIASNIKOVA (Варвара МЯСНИКОВА) ...Anna
Illarion PEVTSOV (Илларион ПЕВЦОВ) ...Borozdine
Nikolaï SIMONOV (Николай СИМОНОВ) ...Jikharev
Boris TCHIRKOV (Борис ЧИРКОВ) ...paysan
Gueorgui VASSILIEV (Георгий ВАСИЛЬЕВ) ...lieutenant
Viatcheslav VOLKOV (Вячеслав ВОЛКОВ)
 
Images : Aleksandr KSENOFONTOV (2) (Александр КСЕНОФОНТОВ (2)), Aleksandr SIGAEV (Александр СИГАЕВ)
Décors : Isaac MAKHLIS (Исаак МАХЛИС)
Musique : Gavriil POPOV (Гавриил ПОПОВ)
Ingénieur du son : Aleksandr BEKKER (Александр БЕККЕР)
Production : Lenfilm
Restauration : Mosfilm (1963)
Date de sortie en Russie : 07/11/1934
 

Prix et récompenses :
Grand prix Festival international du film de Moscou, Moscou (Russie), 1935
Grand prix au Festival International du Film de Moscou, 1935
Prix Staline (degré I), 1941
Médaille de bronze au Festival de Venise, 1946

Synopsis
Dans les steppes de l'Oural, en 1919, les unités commandées par Tchapaev, chef encore inexpérimenté, avancent victorieusement malgré leur manque de formation et de discipline et grâce à leur farouche volonté de vaincre les blancs. Le parti leur envoie le commissaire Fourmanov, qui en formant politiquement Tchapaev, gagne son amitié. Sous leur conduite, la division remporte une victoire décisive. Les gardes blancs tentent une dernière attaque contre l'état-major de Tchapaev. Celui-ci est tué par une balle et disparaît dans les eaux de l'Oural, mais sa division écrase l'ennemi.
 

Commentaires et bibliographie
Cinéma et régimes autoritaires au XXe siècle. Ecrans sous influence. Le festin pendant la peste, Françoise NAVAILH, kinoglaz.fr, 2010
 
Extraits des opinions citées dans Le cinéma russe et soviétique, L'Equerre, Centre Georges Pompidou, 1981.
Tchapaev est la plus haute réalisation du cinéma soviétique à son étape actuelle. (...).Tchapaev n'est pas seulement un événement cinématographique. Cette belle victoire artisitique a été préparée par l'épanouissement de la nouvelle culture sous tous ses aspects. En tant que production de l'art soviétique, Tchapaev est aussi le triomphe de la méthode du réalisme socialiste. Le retentissement de cette œuvre n'est pas exclusivement d'ordre cinématographique. La simplicité grandiose du film, son idéologie profonde, son optimisne révolutionnaire lui ont valu la plus large popularité parmi les masses laborieuses de l'U.R.S.S. Sa célébrité se répand aussi à l'étranger. Le film est sobre et épique, et il déborde de romantisme bolchevique.
Les Vasil'ev ont incarné dans Tchapaïev non seulement le commandant rouge, mais le héros populaire. L'ancien folklore russe nous offre beaucoup de héros populaires dont la figure s'est précisée à travers les siècles. En face des légendes apocryphes et mystiques et des vies des saints de l'époque féodale, le génie populaire a dressé le paysan-héros Mikoula Selianinovitch. Les chansons russes ont célébré l'épopée du soulèvement populaire dirigé par Stépan Razin. Mais ces figures n'étaient tout au plus que l'expression d'une force spontanée.
Les combats d'octobre ont donné naissance à la nouvelle épopée bolchevique. (...)
E. Weissmann, in le Cinéma en U.R.S.S.

Lorsqu'on se retourne vers ces années-là, on aperçoit un étincelant sommet : Tchapaev. J'aime beaucoup les caractères populaires comme celui-ci. Il fut notre père, notre frère aîné et nous avions en lui une confiance sans réserve. Depuis, nous avons grandi, mais ce film reste tout aussi valable. Il en est beaucoup d'autres qui disparaissent, dont les personnages tombent dans l'oubli; Tchapaev. lui, est solide comme un roc, indestructible. Il est des nôtres, c'est un homme qui nous est proche. C'est un grand bonheur pour un artiste que de créer un tel personnage.
Je ne suis pas partisan d'exposer des idées philosophiques directement dans le film, je pense que cela est en contradiction avec la nature même du cinéma, art visuel. Mais, par ailleurs, je voudrais que le film donne à penser, fasse réfléchir. Et il me semble que c'est le caractère du personnage, sa personnalité, son attitude envers le monde qui doivent susciter cette réflexion. C'est le cas de Tchapaev. Je vois le sens philosophique profond de cette œuvre dans le fait qu'elle montre le Russe affranchi dans toutes ses manifestations, il est à la fois bon et cruel, ridicule et grand. Quand vous regardez ce film, il vous prend au cœur, et vous, et votre voisin, il établit la fraternité entre les hommes; or l'art c'est précisément cela. Le plus compliqué c'est justement de trouver ce lien, de ne pas inventer un caractère populaire, mais de le restituer. Cela, on ne peut le faire en restant dans son bureau.
Vassili Choukchine

II fallait cependant ne pas négliger tout à fait l'ancienne source de l'enthousiasme artistique, et c'est bien à la révolution que l'on doit les deux seuls films intéressants de ces années. La propagande, qui exagère toujours, déclara elle-même à l'univers, vers 1934. que le film Tchapaev était son chef-d'œuvre officiel, le chef-d'œuvre de la cinématographie universelle. Cette bande héroïque qui emprunte son sujet à la guerre civile est due aux frères Vassiliev, et elle nous paraît tout d'abord bien ennuyeuse. Toute en dialogues à deux personnages, elle ne semble avoir pour nous retenir qu'une figure cocasse de chef rouge naïf, ignorant, et qui ressemble à un vieil adjudant fanatique. Les Russes, malgré leur vénération, commenceraient-ils à s'amuser de leurs héros ? Puis, nous découvrons autre chose. Le colonel des blancs, sensible, mélancolique, promis à la défaite, joue la Sonate au Clair de Lune avant la bataille. Et enfin, un épisode doit nous suffire pour admirer Tchapaev ; devant les rouges qui tirent, arrivent en bon ordre les blancs, un régiment composé d'officiers qui marche à la mort comme à la parade, et sans tirer. Pendant cinq minutes, on voit alterner le désordre rouge et cette folle et magnifique bravade, comme on voyait alterner dans Potemkine la foule et la mécanique des policiers. Mais ici l'intention est bien différente : on veut nous montrer que les blancs ont été des ennemis respectables et difficiles à abattre. Dans la suite, il est vrai, une femme qui tire à la mitrailleuse disperse les blancs un peu vite. Mais la bataille reste un des plus beaux morceaux du cinéma universel, et désormais, jusqu'à la fin, l'œuvre se tient en haleine, suivant un rythme singulièrement proche de Big House et des films de gangsters américains.
Tchapaev ouvrit dans l'histoire du cinéma russe une nouvelle série héroïque. Il remplaça Potemkine, Octobre, La Mère. Il annonça le règne sur l'écran d'un autre héros soviétique, plus précisément stalinien, tenant à la fois du général Lassalle et du sergent Bobillot.
Bardèche et Brasillach, Histoire du Cinéma, t. II

Sélections dans les festivals :
- Festival du cinéma russe à Nice, Nice (France), 2017
- Institut Lumière - Centenaire de la révolution d'octobre 1917, Lyon (France), 2017
- Festival international du film d'histoire de Pessac, Pessac (France), 2009
- Festival international du film de Moscou, Moscou (Russie), 2008
- Festival ouvert de cinéma russe Kinotavr, Sotchi (Russie), 2007
- Europalia Russia 2005, Bruxelles (Belgique), 2005
- Festival Univerciné Russe de Nantes, Nantes (France), 2001
- Festival international du film de Moscou, Moscou (Russie), 1935

Images et vidéos
 




 


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