A Moscou, tout et tout le monde se retrouvent dans les couloirs souterrains du métro. Un accordéoniste déguisé en Père Noël parle à un passager troublé de Dostoïevski, de l'univers et de l'âme russe ; les fêtards chantent le Nouvel An avec enthousiasme; et un vendeur essaie en vain de vendre ses ballons géants.
Sur fond de musique de crissement et de bruits de train, nous assistons de manière voyeuriste à tout ce qui se passe ici, des détails tels qu'une ampoule clignotante ou un enfant endormi, à une danse spontanée avec un musicien de rue ou à une discussion politique enflammée.
Les couloirs du métro de Moscou sont comme une société sans lumière du jour, un no man's land dans lequel peu importe où l'on se dirige. Les gares, avec leurs murs de marbre et leurs luminaires dorés, forment le décor théâtral parfait pour la tragi-comédie qui se déroule constamment, avec des apparitions en camée des passagers colorés des transports en commun. IDFA