Sergueï EISENSTEIN
Сергей ЭЙЗЕНШТЕЙН
Sergey EISENSTEIN
URSS, 1938, 111mn 
Noir et blanc, fiction
Alexandre Nevski
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Александр Невский

 

 Alexander Nevsky

 Aleksandr Nevski

 
Réalisation : Sergueï EISENSTEIN (Сергей ЭЙЗЕНШТЕЙН)
Scénario : Sergueï EISENSTEIN (Сергей ЭЙЗЕНШТЕЙН), Piotr PAVLENKO (Пётр ПАВЛЕНКО)
 
Interprétation
Andreï ABRIKOSSOV (Андрей АБРИКОСОВ) ...Gavrilo Oleksitch
Sergueï BLINNIKOV (Сергей БЛИННИКОВ) ...Tverdila, le traître
Aleksandra DANILOVA (Александра ДАНИЛОВА) ...Vassilisa, la Pskovienne
Vladimir ERCHOV (Владимир ЕРШОВ) ...Von Balk, grand-maître des chevaliers teutoniques
Valentina IVACHEVA (Валентина ИВАШЕВА) ...Olga, la jeune fille de Novgorod
Varvara MASSALITINOVA (Варвара МАССАЛИТИНОВА) ...Amelfa Timofeievna, la mère de Bouslaï
Fiodor ODINOKOV (Федор ОДИНОКОВ)
Nikolaï OKHLOPKOV (Николай ОХЛОПКОВ) ...Vassili Bouslaï
Dmitri_2 ORLOV (Дмитрий_2 ОРЛОВ) ...Ignat, maître armurier
Naoum ROGOJINE (Наум РОГОЖИН)
Nikolaï TCHERKASSOV (Николай ЧЕРКАСОВ) ...Alexandre Nevski
 
Images : Edouard TISSE (Эдуард ТИССЭ)
Décors : Iossif CHPINEL (Иосиф ШПИНЕЛЬ)
Musique : Sergueï PROKOFIEV (Сергей ПРОКОФЬЕВ)
Ingénieur du son : Vladimir BOGDANKEVITCH (Владимир БОГДАНКЕВИЧ)
Production : Mosfilm
Distribution en France : Films sans frontières
 
Sites : Page Allociné, page Allociné
Date de sortie en France : 1950-06-21, Site

A noter :

le texte des chansons est de Vladimir Lougovskoï
Pour ce film Dmitri VASSILIEV (Дмитрий ВАСИЛЬЕВ) était assistant-réalisateur

DVD avec sous-titres
Editeur : Bach Films
Editeur : Films sans frontières
Editeur : Image Entertainment

Synopsis
La Russie au XIIIe siècle. Le prince Alexandre, guerrier qui doit son nom, Nevski, à ses exploits sur la Neva, vit retiré sur ses terres. La Russie est encore sous le joug mongol : des Tartares saccagent le pays. Cependant, un ennemi plus dangereux encore attaque à l’ouest : ce sont les chevaliers teutoniques. Pskov vient de tomber. Les Russes sont brûlés vifs et Novgorod, où des traîtres se sont infiltrés pour persuader les Russes de capituler est menacée. Les Norvégiens décident de faire appel à Alexandre. Il prend les pleins pouvoirs, lève ses paysans, rassemble ses troupes d’élite. L’armée teutonne progresse et a pris en embuscade une avant-garde russe. Alexandre décide de livrer bataille sur le lac gelé de Tchoudsk : le régiment de tête recevra l’attaque des chevaliers teutoniques, et son armée d’élite se rabattra sur les flancs de l’ennemi au plus fort du combat. La bataille dure une journée entière, mais la glace cède sous le poids de la lourde cavalerie allemande : les Russes sont victorieux. De retour à Novgorod, les deux soldats les plus vaillants trouvent chacun une épouse fidèle. Alexandre donne le signal des réjouissances populaires, châtie les traîtres et proclame l’inviolabilité de la terre russe.
 

Commentaires et bibliographie
RUSSIA BEYOND : Les dix meilleurs films de guerre russes, Boris EGOROV, RUSSIA BEYOND, 2020
Alexandre Nevski (1938) : le test complet du Blu-ray, Philippe GAUTREAU, dvdfr.com, 2019
Les 100 films les plus cultes de Russie et d'URSS [selon RUSSIA BEYOND], RUSSIA BEYOND, 2019
Histoire et sacré dans le cinéma soviétique – le cas Eisenstein, Catherine GERY, Presses de l'Inalco, 2016
Cinéma et régimes autoritaires au XXe siècle. Ecrans sous influence. Le festin pendant la peste, Françoise NAVAILH, kinoglaz.fr, 2010
Alexander Nevsky: Stalinist propaganda in the 13th century, Alex von TUNZELMANN, theguardian.com, 2009
Alexandre Nevski de Sergueï Eisenstein, Ciné-club de Caen, 2008
DVD : brève tentative d’expertise de trois éditions d’Alexandre Nevski et deux coffrets « Eisenstein », François ALBERA, 1895N°43, AFRHC, 2004
FESTIVAL DE SAINT-DENIS Alexandre Nevski , la vraie histoire d'un film culte, Jean ROY, humanite.fr, 2002
 
Alexandre Nevski est l’emblème du cinéma épique soviétique : à travers l’hymne célébré à la gloire du peuple russe, et à son héros Alexandre Nevski (1220-1263), légendaire défenseur de la patrie, Sergueï Eisenstein célèbre la grandeur du peuple soviétique en 1938, au moment où menace l’invasion nazie. L’anéantissement des chevaliers teutoniques a pris une dimension prophétique et la bataille sur le lac de Tchoudsk est apparue comme une prémonition de Stalingrad.
Sur le plan esthétique, les recherches de Sergueï Eisenstein semblent trouver leur aboutissement. Georges Sadoul, dans son Histoire du cinéma mondial écrit : « Ses efforts tendaient à créer un genre nouveau, comparable à ce qu’est, au théâtre, le grand opéra alliant le récit, la musique, le chant, la figuration, les acteurs, les décors, la machinerie, bref, tous les moyens scéniques portés à leur paroxysme, pour un spectacle somptueux, noble et solennel ».
Le dynamisme des scènes de bataille fut obtenu par des effets d’accéléré absolument inédits. La partition de Prokofiev contribua de manière importante à la splendeur de la mise en scène. (Elle fut ensuite réinstrumentée sous forme de cantate). (op.cit.) Le compositeur l’écrivit spécialement pour le film et elle est parfaitement adaptée aux images. Sergueï Eisenstein a accompli ici les recherches sur le contrepoint qu’il poursuivait depuis le début de sa carrière. Georges Sadoul note : « Un montage minutieux, des cadrages recherchés s’allièrent en contrepoint audio-visuel avec la remarquable partition de Prokofiev. Cette œuvre splendide fut une sorte de symphonie en blanc majeur » (op.cit.).
Bardèche et Brasillach dans leur Histoire du cinéma saluent avec emphase la splendeur épique du film : « c’est l’Asie inventant l’Iliade ; Et il n’y a rien de plus beau en effet dans Homère, que cette bataille inhumaine, solennelle, ancestrale, où les Chevaliers Teutoniques, casqués comme des êtres d’un autre monde, s’avancent dans une nappe de silence, d’où la musique se dégage peu à peu, et s’enfle comme l’âme même du combat… »
On sait par ailleurs que Sergueï Eisenstein a disposé d’immenses moyens : ainsi la très longue scène du combat sur le lac gelé (37 minutes) exigea des recherches techniques exceptionnelles : elle fut tournée en plein été, avec de la glace artificielle, dans les environs de Moscou.

Sélections dans les festivals :
- Festival du film "Cannes 1939" à Orléans 2019, Orléans (France), 2019
- Rétrospective Eisenstein au Centre Pompidou-Metz, Metz (France), 2019
- Cycle Eisenstein à la cinématique de Toulouse, Toulouse (France), 2018
- Festival international du film de Moscou, Moscou (Russie), 2018
- L'URSS des cinéastes à la Cinémathèque française. 1917-1945 : première partie, Paris (France), 2017
- Festival de films russes : Spoutnik au dessus de la Pologne, Varsovie (Pologne), 2017
- Russian Resurrection Film Festival, Différentes villes (Australie), 2016
- Festival de cinéma russe à Stockholm et Uppsala 'KinoRurik', Stockholm (Suède), 2016
- Festival de films ''L'Europe autour de l'Europe'', Paris (France), 2015
- Les 90 ans des Studios Mosfilm à la Filmothèque du Quartier Latin, Paris (France), 2014
- Festival "Vive le cinéma de Russie", Saint-Pétersbourg (Russie), 2013
- Festival de films russes : Spoutnik au dessus de la Pologne, Varsovie (Pologne), 2012
- Rencontres de cinéma européen, Vannes (France), 2011
- Cycle l'avant-garde russe : 1924-1930, Grenoble (France), 2011
- Rétrospective Eisenstein à la Cinémathèque française, Paris (France), 2010
- Semaine russe au Ciné-Parvis Le Méridien de Tarbes, Tarbes (France), 2010
- Festival de films historiques Vetche, Novgorod (Russie), 2008
- Festival international du film de Seattle : SIFF, Seattle (USA), 2008
- Festival ouvert de cinéma russe Kinotavr, Sotchi (Russie), 2007
- Festival de Cannes, Cannes (France), 2006
- Europalia Russia 2005, Bruxelles (Belgique), 2005
- Festival du cinéma russe à Honfleur, Honfleur (France), 2002
- Festival Univerciné Russe de Nantes, Nantes (France), 2000
- Sortie en France en salle du film :, Différentes villes (France), 1950-06-21

Images et vidéos
 
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