
Découvrir ou redécouvrir le meilleur du cinéma russe d'hier et d'aujourd'hui. La 10e édition du Festival du film russe de Paris & Ile-de-France aura lieu du 7 au 13 mars, à Paris et pour la première fois à Taverny du 12 au 17 mars.
Horaires, salles et invités
Catalogue
Film d'ouverture
Avant-premières et films inédits
Documentaires sur la Russie d'aujourd'hui
Courts métrages contre la guerre
Courts métrages
Répertoire
Rétrospective Larissa Chepitko
Centenaire Sergueï Paradjanov
Hommage à Otar Iosseliani (1934-2023)
Evénement spécial
Hommage à Alexeï NAVALNY
Autres films
Soleil de nuit, de Taylor Hackford
USA // 1985 // Couleur // 2h16
Production : New Visions et Delphi IV Productions
Réalisation : Taylor Hackford
Scénario : James Goldman, Eric Hughes et Nancy Dowd
Image : David Watkine
Musique : Michel Colombier
Avec : Mikhaïl Barychnikov, Helen Mirren, Gregory Hines, Isabella Rossellini, Jerzy Skolimowski, Geraldine Page, John Glover, William Hootkins…
Suite à une avarie, un avion long-courrier doit se poser sur un petit aérodrome
de Sibérie. Pour un passager, le danseur Nikolaï Rodchenko, c’est une catastrophe. Huit ans auparavant, il a fui l’Union Soviétique. Condamné comme
traitre par contumace, il risque la prison. Mais les autorités préfèrent le réintégrer dans la troupe du Kirov de Léningrad. Pour l’empêcher de jouer la fille
de l’air, un couple est chargé de le surveiller : elle est russe, il est américain,
un déserteur refusant la Guerre du Vietnam et réfugié en URSS. Eux-mêmes
chapeautés par un officier hargneux du KGB. La seule obsession de Nikolaï
— repartir. Retrouver Galina, ancienne partenaire et premier amour, quittée
non sans regret autrefois, ne change pas sa détermination.
Un film américain dans une manifestation mettant à l’honneur une autre
Russie ? Justement, of course, конечно ! Ce n’est pas un manifeste politique
mais un hymne à la liberté créatrice. Quand il devient impossible de s’exprimer dans sa patrie, partir est le seul choix possible. Les Russes en savent
quelque chose, et ce depuis longtemps, comme le prouve l’histoire. C’est
aussi un grand film musical sur la danse. L’ouverture avec le ballet de Roland
Petit, Le jeune homme et la mort, donne le la et lance la confrontation entre
classique et contemporain, pointes et claquettes. Et plus formidable encore,
la chorégraphie originale de Twyla Tharp sur la chanson emblématique de
Vyssotski, Les chevaux capricieux.
Il y a des éléments autobiographiques touchants. Barychnikov, comme
Noureev en 1961, choisit de rester à l’Ouest en 1974 lors d’une tournée
internationale. Tous les deux étaient étoiles du Kirov qui depuis a retrouvé
son nom de Mariinski. Comme lui, il a laissé derrière lui son passé pour se
réinventer. Il y a aussi de l’humour : le réalisateur polonais Skolimowski, qui
avait fui la censure de son pays, a dû s’amuser à jouer l’odieux kaguébiste.
Autres bonus en vrac : pas de neige car l’action se passe en été pendant
les fameuses nuits blanches (titre original) ; Helen Mirren (Galina) est née
Mironoff, fille d’un officier russe blanc, rescapé de la Révolution et la guerre
civile; et la chanson oscarisée du générique final. Françoise Navailh
Autres informations / Дополнительная информация
Table-ronde avec Macha Méril, Diana Filippova, Andreï Erofeev et Emmanuel Carrère (sous réserve) :
Comment peut-on être russe aujourd'hui ?
Mercredi 13 mars, 14h à 17h
INALCO (65 rue des Grands Moulins, Paris 13)