Irakli KVIRIKADZE
Ираклий КВИРИКАДЗЕ
Irakli KVIRIKADZE
URSS (Géorgie), 1981, 73mn 
Couleur, fiction
Le Nageur
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Пловец

 

 The Swimmer

 Plovets

Autres titres : Motsurave
 
Réalisation : Irakli KVIRIKADZE (Ираклий КВИРИКАДЗЕ)
Scénario : Irakli KVIRIKADZE (Ираклий КВИРИКАДЗЕ)
 
Interprétation
Elgoudja BOURDOULI (Элгуджа БУРДУЛИ) ...Dourmichkhan Doumbadze
Rouslan MIKABERIDZE (Руслан МИКАБЕРИДЗЕ) ...Domenti Doumbadze
Gouram PIRTSKHALAVA (Гурам ПИРЦХАЛАВА) ...Odissei
Baadour TSOULADZE (Баадур ЦУЛАДЗЕ) ...Anton Doumbadze
 
Images : Gouram TOUGOUCHI (Гурам ТУГУШИ)
Décors : Aleksandr DJANCHIEV (Александр ДЖАНШИЕВ)
Musique : Teïmouraz BAKOURADZE (Теймураз БАКУРАДЗЕ)
Ingénieur du son : Madonna TEVZADZE (Мадонна ТЕВЗАДЗЕ)
Production : Gruzia-film
Date de sortie en Russie : 04/04/1982
 
Site : IMDb

Synopsis
A Batoumi, en Géorgie et sur le bord de la Mer noire, on tourne un film sur le nageur Dourmiskhan, chef des services de sauvetage de la ville, qui battit avant la Révolution, en traversant la Manche, le record de natation tenu par un Anglais. Mais personne ne voulut croire à cet exploit et Durmisxan se suicida. Dans les années trente, son fils Domenti tente de relever le défi de son père mais il est dénoncé à la milice par son rival Odissei qui le fait disparaître.
Anton, fils de Domenti et donc petit fils de Dourmiskhan, assiste au tournage mais n’éprouve pas le désir d'imiter son père et son grand-père.
 

Commentaires et bibliographie
 
En tournant le film je suis prêt à tout ; mais surtout à ne pas travailler avec l'acteur. L'acteur est en pleine possession de ses moyens, il a envie de jouer, il apprend par cœur le texte, il attend de moi quelque chose... Par contre je m'occupe exprès de tout ce qui peut figurer dans le cadre, mais pas de l'acteur. J'ai seulement l'idée générale et je dis « c'est bien, magnifique ! ». Bien que je me rende compte que c'est mauvais. Ensuite je pense que je couperai, je ferai le montage. Voilà qu'en comprenant que je ne sais absolument pas travailler avec l'acteur, que je ne fais qu'inventer, imaginer, je répète comme un fou, et qu'ayant peur de l'acteur, je veux entrer dans la peau d'un metteur en scène de théâtre, fonction dans laquelle rien ne me sauvera ni les ciseaux, ni le montage, ni le raccourci, ni l'éclairage. En général je me sens comme un équilibriste sur une corde
Irakli Kvirikadze in Teatr, n° 1, 1987

Il faut pour nager apprendre le style « moderato cantabile ». Depuis 1983Le Nageur a nagé vers le Festival de films d'auteur dans la ville italienne de San Remo. Comme tout véritable nageur marathonien, il était enduit d'une épaisse couche de graisse d'oie pour ne pas trop se refroidir et pouvoir surmonter les dures épreuves de cette distance extrêmement longue. Hélas... la graisse d'oie s'est avérée inutile ; le moment est venu où le brave sportif a compris que l'itinéraire n’était guère le bon : au lieu de s'approcher de San Remo, un paradis terrestre, il allait atteindre le Groenland envahi de glaciers. « Quatre ans se sont écoulés ». Les trompettes de cuivre de la perestrojka ont chanté mélodieusement. On a entendu le « recitativo secco » de l'Union des cinéastes de l'U.R.S.S. La commission chargée de régler les conflits et de sauver les films « noyés » a retrouvé l'endroit où gisait Le Nageur... On a réchauffé l'eau, on a fait fondre le « Groenland cinématographique » et, chose étonnante, Le Nageur a ressuscité et s'est mis à nager de nouveau.
Bien conservé, comme dans un réfrigérateur, presque frais, il a été accueilli en Italie par une chorale de critiques et les cris « Bravo ! » lancés par des spectateurs.
Irakli Kvirikadze. Le Film soviétique, n° 11, 1987

Sélections dans les festivals :
- Festival international du film de Moscou, Moscou (Russie), 2009

Images et vidéos