Nana DJORDJADZE
Нана ДЖОРДЖАДЗЕ
Nana DZHORDZHADZE
Allemagne / Géorgie, 2000, 92mn 
Couleur, fiction
L'Eté de mes 27 baisers
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Лето или 27 потерянных поцелуев

 

 27 Missing Kisses

 Leto ili 27 poteryannykh potseluyev

 
Réalisation : Nana DJORDJADZE (Нана ДЖОРДЖАДЗЕ)
Scénario : Maria ZVEREVA (Мария ЗВЕРЕВА)
 

Prix et récompenses :
Présenté à la quinzaine des rélisateurs à Cannes en 2000

A noter :
Ont également participé à la réalisation du film :
Image : Phedon Papamichael
Interprétation :
Nino Kukhanidze ...Sibylle
Yevgeni Sidikhin ...Alexander
Shalva Iashvili ...Miki
Pierre Richard ...le capitaine
Amaliya Mordvinova ...Veronica
Levani Outchaneichvili ...Pjotr

Sortie en France : 22 août 2001

Synopsis
L'été de l'éclipse, dans une petite ville d'Europe de l'est, arrive la jeune et romantique Sybille, âgée de 14 ans. Dès son arrivée, elle tombe amoureuse d'Alexander, 41 ans, astronome veuf qui la trouve trop jeune pour répondre à son attente. C'est son fils, Miki, 14 ans, qui en devient fou. Elle lui a même promis cent baisers avant la fin de l'été, mais il n'en a reçu que 73. Il n'est pas grand chose pour elle. La petite ville semble prise d'une pulsion amoureuse à la suite de la projection du film Emmanuelle, donnant des idées aux plus sages, tandis que passe un capitaine français sur son bateau monté sur une remorque, à la recherche de la mer.
 

Commentaires et bibliographie
 
"... La mise en scène fluide, traversée par les fulgurances, est muée par de belles idées (Veronika utilisée comme le double fantasmé adulte de Sybille, par exemple). Tout le long de cette succession de tableaux épicuriens, la cinéaste géorgienne (également auteur des « 1001 recettes d’un cuisinier amoureux » avec Pierre Richard, récompensée en 1988 par la Caméra d’Or pour « Les tribulations de mon grand-père au pays des bolcheviks), regarde ses personnages comme autant de tempéraments en roue libre, sans les juger. Les jeux de lumière (la photo incombe à Phedon Papamichael, également dans un genre très différent, sur « Identity » de James Mangold) révèlent leur sensualité, leur volupté, leurs frustrations.
Et dans leurs jeux de l’amour triangulaire et multiple, Nana Djordjadze prend beaucoup de plaisir à jouer avec le cocasse (le clin d’œil au film culte Just Jaeckin), le burlesque mi-figue, mi-raisin (le militaire qui vise au canon les amants de sa femme), jusqu’au grotesque, l’absurde (le sexe du gardien de nuit prisonnier d’anneaux à billes, délivré par un engin d’usine, aussi violemment qu’on casserait des noix). La fantaisie et le burlesque côtoient ainsi les situations malheureuses dans ce film romantique qui a le charme d’une poésie naïve, parfois même bancale, où l’érotisme, suggestif, latent, fleurit au fil du récit. L’atmosphère Kusturica y est palpable (le bus qui roule sous les coups de feux de francs-tireurs, le bateau qui file à travers champs, les accompagnements musicaux." (Canal "Cinéma auteur" mai 2005)

Sélections dans les festivals :
- Festival international de films de Fribourg, Fribourg (Suisse), 2011
- Festival du cinéma russe à Honfleur, Honfleur (France), 2001
- Festival du cinéma russe à Honfleur, Honfleur (France), 2000