Niguina SAIFOULLAEVA
Нигина САЙФУЛЛАЕВА
Nigina SAIFULLAEVA
Russie, 2014, 91mn 
Couleur, fiction
Comment je m'appelle
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Как меня зовут

 

 Name me

 Kak menya zavut

 
Réalisation : Niguina SAIFOULLAEVA (Нигина САЙФУЛЛАЕВА)
Scénario : Niguina SAIFOULLAEVA (Нигина САЙФУЛЛАЕВА)
 
Interprétation
Konstantin LAVRONENKO (Константин ЛАВРОНЕНКО)
Aleksandra BORTITCH (Александра БОРТИЧ)
Marina VASSILIEVA (Марина ВАСИЛЬЕВА)
Kirill KAGANOVITCH (Кирилл КАГАНОВИЧ)
Anna KOTOVA-DERIABINA (Анна КОТОВА-ДЕРЯБИНА)
 
Produit par : Anna KAGARLITSKAÏA (Анна КАГАРЛИЦКАЯ), Sergueï KORNIKHINE (Сергей КОРНИХИН), Sergueï_2 KOZLOV (Сергей_2 КОЗЛОВ), Igor TOLSTOUNOV (Игорь ТОЛСТУНОВ)
Production : Profit, кинокомпания «Друг друга»
Société cinématographique "Droug drouga"
Film Company “Drug-druga”
 
Site : Page IMDb

Prix et récompenses :
Prix spécial du Jury Festival ouvert de cinéma russe Kinotavr, Sotchi (Russie), 2014
Meilleur premier film Festival du cinéma russe à Honfleur, Honfleur (France), 2014
Meilleur rôle féminin Aleksandra BORTITCH , Marina VASSILIEVA , Festival du cinéma russe à Honfleur, Honfleur (France), 2014
Découverte de l'année Festival international du film sur les droits de l'homme "Stalker", Moscou (Russie), 2014

Synopsis
Olia et Sacha, toutes les deux âgées de 17 ans, quittent Moscou et se rendent en Crimée pour faire la connaissance de Sergueï, le père d’Olia. Sergueï a vécu toute sa vie dans une petite bourgade au bord de la mer et n’a jamais vu sa fille unique. Sur le point d’entrer chez lui, Olia prend peur et, craignant la rencontre, demande à Sacha de prendre sa place. Sacha se présente comme Olia tandis qu’Olia se fait passer pour son amie Sacha. Au début le canular amuse les jeunes filles mais elles ne soupçonnent pas que cette innocente plaisanterie va bouleverser leurs existences à tous.
 

Commentaires et bibliographie
Нигина Сайфуллаева: Предназначение порнографии я понимаю, а эротика — это неинтересно, Interview, Snob, 2014
Nigina Saifullaeva: Name Me (Kak menia zovut, 2014), John A. RILEY, Kinokultura, 2014
 
Comment je m’appelle [Kak Menia Zovout], brillant premier long-métrage de la jeune Niguina Saïfoullaeva, confirme que la “nouvelle vague russe des années 2010” est bien en train de naître sous nos yeux. Olia et Sacha, deux splendides jeunes filles moscovites de 17 ans, jambes nues et cœur en bandoulière, débarquent à Aloupka [en Crimée] pour les vacances. Formellement, elles sont là pour faire la connaissance de Sergueï, le père d’Olia, célibataire maussade interprété par Konstantin Lavronenko. Dix-sept ans auparavant, au même endroit, au bord de la mer Noire, il a couché avec Katia, la mère d’Olia, et ne l’a plus jamais revue. Aujourd’hui, Olia, timide étudiante en première année d’une grande école de Moscou, veut retrouver un père, mais ce père lui déplaît d’emblée. Sacha, attirante et délurée, déscolarisée après avoir raté le concours d’entrée dans une école de théâtre, trouve pour sa part Sergueï l’ermite tout à fait à son goût. Les deux jeunes filles ne trouvent rien de mieux à faire qu’échanger leurs identités et leurs rôles. Avant Comment je m’appelle, Niguina Saïfoullaeva avait réalisé la série TV Les Minettes [Difftchonki], contre toute attente plutôt réussie malgré son titre douteux. Le scénario de ce premier film a été travaillé par Lioubov Moulmenko, scénariste également du film de Natalia Mechaninova The Hope Factory [Kombinat “Nadejda”] et du dernier film d’Oxana Bytchkova, Encore une année [Echtcho Odine God]. Autant de fragments de ce que la critique de cinéma Maria Kouvchinova appelle le “cinéma russe des années 2010”, remarquable par la qualité de ses sujets et de sa langue, mais aussi par le rôle important qu’y jouent les femmes. Dans le cas du film de Saïfoullaeva, on peut sans crainte parler de “genre”. Car Comment je m’appelle est bien une histoire de femmes sur une vision féminine du monde, interprétée par des femmes sous la direction d’une femme. Nous observons donc un Konstantin Lavronenko passif, entouré de trois blondes aux prises avec leurs complexes, freudiens mais pas seulement : Olia et Sacha, les sans-père, et Sveta, une femme de la campagne qui se dit prête à “faire un bébé pour elle toute seule” si elle n’est pas mariée à 30 ans. Parmi les personnages masculins, le jeune Kirill, don Juan d’Aloupka, que les filles se repassent tel un trophée. Tout l’opposé de Sergueï le père, qui, quand on lui demande pourquoi il vit seul, assène : “Un homme doit vivre seul.”
(http://www.courrierinternational.com/article/2015/03/02/cinema-la-nouvelle-vague-russe)

Sélections dans les festivals :
- Festival Univerciné Russe de Nantes, Nantes (France), 2017
- Festival de films russes : Spoutnik au dessus de la Pologne, Varsovie (Pologne), 2017
- Festival international du film de Tromso : TIFF, Tromso (Norvège), 2016
- Prix de la Guilde des historiens et critiques de cinéma, Moscou (Russie), 2015
- Festival international du film de Seattle : SIFF, Seattle (USA), 2015
- Festival du Film de Cottbus - Festival de Cinéma Est-européen, Cottbus (Allemagne), 2014
- Festival international de ciné de Donostia-San Sebastian, San Sebastian (Espagne), 2014
- Festival du cinéma russe à Honfleur, Honfleur (France), 2014
- Festival international du film de Tbilissi, Tbilissi (Géorgie), 2014
- Festival international du film sur les droits de l'homme "Stalker", Moscou (Russie), 2014
- Festival ouvert de cinéma russe Kinotavr, Sotchi (Russie), 2014
- Festival des Films de Russie et d'Ailleurs, Genève - Lausanne (Suisse), 2014

Images et vidéos
 
Bande annonce sous-titrée en français