Abram ROOM
Абрам РООМ
Abram ROOM
URSS, 1926, 64mn 
Noir et blanc, muet, fiction
La Baie de la mort
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Бухта смерти

 

 The Bay of Death

 Bukhta smerti

 
Réalisation : Abram ROOM (Абрам РООМ)
Scénario : Boris LEONIDOV (Борис ЛЕОНИДОВ)
D'après la nouvelle
 
Interprétation
Andreï FAIT (Андрей ФАЙТ)
Vassili LIOUDVINSKI (Василий ЛЮДВИНСКИЙ)
Nikolaï OKHLOPKOV (Николай ОХЛОПКОВ) ... un matelot
Nikolaï SALTYKOV (Николай САЛТИКОВ) ... le machiniste Sourkov, un bolchevik
Vladimir YAROSLAVTSEV (Владимир ЯРОСЛАВЦЕВ) ... Ivan Razdolni
Leonid YOURENEV (Леонид ЮРЕНЕВ) ... le chauffeur Masloboiev, un espion
Youri ZIMINE (Юрий ЗИМИН)
 
Images : Evgueni SLAVINSKI (Евгений СЛАВИНСКИЙ)
Décors : Dmitri KOLOUPAEV (Дмитрий КОЛУПАЕВ), Vassili RAKHALS (Василий РАХАЛЬС)
Production : Goskino
Restauration : 1967
Date de sortie en Russie : 16/11/1926
 

A noter :
Les sous-titres ont été rédigés par Viktor Chklovski (Виктор Шкловский).

Synopsis
Les blancs occupent un port du sud. Les bolcheviks organisent, en accord avec les marins du navire « Lebed », une action contre l’armée tsariste. Nikolaï Razdolni, soldat de l’armée blanche, est en liaison avec les partisans bolcheviks. Mais son père, le mécanicien du bateau, est au service des blancs et refuse de se mêler de politique: il désapprouve l’engagement de son fils. Celui-ci tente de voler des munitions à la caserne pour les donner aux bolcheviks; il échoue et se réfugie dans le phare où les partisans sont retranchés. Les blancs mènent alors leur enquête en espionnant le mécanicien Razdolni, qu’ils contraignent, après l’arrestation du commandement révolutionnaire du « Lebed », de conduire le bateau jusqu’au phare. La bataille s’engage : les blancs massacrent le commandement révolutionnaire sous les yeux de Razdolni. Le mécanicien passe alors dans le camp des bolcheviks. Il ouvre les soupapes et coule le bateau. Il est accueilli par les partisans.
 

Commentaires et bibliographie
Les origines du cinéma soviétique : un regard neuf, Myriam TSIKOUNAS, Cerf, 1992
 
"Le film La Baie de la mort est un cas malheureux. Un bon film, mais il n’a pas eu de chance, car à son héros principal, le bateau, le Potemkine d’Eisenstein a coupé la route et il faut maintenant des nuages et un montage vraiment extraordinaire -dans la lutte pour les impressions- pour couvrir l’image du cuirassé qui a manœuvré il y a si peu de temps. C’est pour l’instant impossible. Et La baie de la mort est aussi en retard pour d’autres raisons. A cause du scénario lié du début à la fin à la guerre civile, qui a perdu de son actualité et qui n’est pas bien ordonné dans les proportions. Même les excellents titres de Chklovski n’arrivent pas à le sauver. Il semble que les héros principaux avaient au départ un autre destin. Celui que le film leur a donné est hors de sujet, ils sont tués les uns après les autres. C’est comme cela dans la vie, mais ce n’est pas une raison.
En ce qui concerne les acteurs, le film est à la hauteur. Le réalisateur, Room, a su choisir un groupe percutant d’interprètes, refusant de grimacer et sachant être expressifs avec les moyens les plus simples. Avec Room, chaque acteur semble représenter tel ou tel sentiment. Un acteur -un sentiment. Iourenev a un tel visage et l’utilise de telle façon qu’il peut être pris sous n’importe quel plan. Saltykov et Ravitch sont très expressifs, de même que Okhlopov."
I.Nezmanoo, 1926.

Sélections dans les festivals :
- Journées du cinéma muet de Pordenone, Pordenone (Italie), 2010
- Festival international du film de La Rochelle, La Rochelle (France), 1994