Elem KLIMOV
Элем КЛИМОВ
Elem KLIMOV
URSS, 1974, 152mn 
Couleur, fiction
Raspoutine, l'Agonie

Agonie

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Агония

 

 Agony

 Agonia

 
Réalisation : Elem KLIMOV (Элем КЛИМОВ)
Scénario : Semion LOUNGUINE (Семён ЛУНГИН), Ilia NOUSSINOV (Илья НУСИНОВ)
 
Interprétation
Mikhaïl DANILOV (Михаил ДАНИЛОВ)
Alissa FREINDLIKH (Алиса ФРЕЙНДЛИХ)
Velta LINE (Велта ЛИНЕ) ...Alexandra Fedorovna
Alekseï PETRENKO (Алексей ПЕТРЕНКО) ...Raspoutine
Anatoli ROMACHINE (Анатолий РОМАШИН) ...Nicolas II
Aleksandr ROMANTSOV (Александр РОМАНЦОВ) ...Youssoupov
 
Images : Leonid KALACHNIKOV (Леонид КАЛАШНИКОВ)
Décors : Chavkat ABDOUSSALAMOV (Шавкат АБДУСАЛАМОВ), Sergueï VORONKOV (Сергей ВОРОНКОВ)
Musique : Alfred CHNITKE (Альфред ШНИТКЕ)
Ingénieur du son : Boris VENGUEROVSKI (Борис ВЕНГЕРОВСКИЙ)
Production : Mosfilm
Date de sortie en Russie : 1985
 
Sites : Page Allociné, Page IMDb
Date de sortie en France : 1985-10-02, Site

Prix et récompenses :
Prix de la FIPRESCI Festival international du film de Venise / Mostra Internazionale d'Arte Cinematografica, Venise (Italie), 1982
Prix de la FIPRESCI des films hors-concours au Festival de Venise, 1982

DVD avec sous-titres
Editeur : Films sans frontières
Editeur : Ruscico.
Langues :RU EN FR
Sous-titres : RU EN FR DE ES PT IT NL CS AR HE ZH JP
Editeur : Potemkine. 2017. Titre : Raspoutine.
Appartient au coffret de cinq films LARISSA CHEPITKO ELEM KLIMOV. Films sous-titrés en français

Synopsis
1916. L'entourage du tsar pressent une crise remettant en cause le régime impérial. Un moine débauché et guérisseur, appelé au secours pour soigner le fils de l'empereur Nicolas II, gagne la confiance de l'impératrice et finit par jouer un rôle occulte mais très important à la direction de l'empire jusqu'à ce qu'en décembre 1916 un complot dirigé par le prince Youssoupov mette fin à ses jours.
 

Commentaires et bibliographie
Raspoutine, l'agonie de Elem Klimov, Olivier BITOUN, dvdclassik.com, 2017
Klimov + Chépitko, Françoise NAVAILH, Kinoglaz.fr, 2017
 
«Le propos de Klimov n'est pas seulement biographique : il voit dans ce fait historique la métaphore de la fin de l'empire russe agonisant depuis la défaite contre le Japon et la révolution de 1905 et le film dans le style du docudrame élevé à la dignité de fresque grandiose et convulsive qui doit beaucoup de sa puissance à la saisissante incarnation par Alekseï Petrenko du personnage au charisme diabolique qui "joue le Christ en Antéchrist" dit le réalisateur. Les documents d'archives en noir et blanc (actualités Gaumont et Pathé, extraits de films soviétiques) insérés dans la fiction en couleurs attestent de la réalité du contexte historique et social dans un collage dramatiquement très efficace.»
Marcel Martin, Le cinéma soviétique de Khroutchev à Gorbatchev, L'Age d'Homme, 1993.

« Ce film fit scandale par une violence et un regard sur la Révolution inhabituels dans le cinéma russe. Il eut des ennuis avec la censure soviétique et n'est sorti que six ans après la fin de son tournage. Il a le mérite de donner une image objective de la décadence de la cour des Romanov et d'utiliser des actualités de l'époque. » (Jean Tulard, Guide des films, Ed. R.Laffont)

«(…) Une recherche formelle qui joue notamment sur des effets de distanciation obtenus par un travail sur le mélange documentaire-fiction. Des incrustations de texte sont utilisées pour présenter les personnages dans la fiction ; des plans réalisés par le metteur en scène sont insérés au milieu des duments d'archives. En renvoyant les uns aux autres, en s'imbriquant, les différents matériaux filmiques invitent à la réflexion. Plus audacieusement, Elem Klimov fait appel à une stylisation marquée, mais jamais gratuite. Des couleurs et des contrastes tarkovskiens, une réunion d'état-major où les miltaires sont remplacés par des mannequins, une conclusion - la mort de Raspoutine - aux allures de cinéma fantastique, une atmosphère glauque soutenue - et nous sommes alors dans un tout autre registre que celui de la distanciation - par une musique contemporaine d'Alfred Schnitke, plutôt étonnante dans un tel contexte : autant d'éléments qui ébranlent la léthargie académique, coutumière aux grandes productions à costumes du cinéma soviétique. »(Eric Derobert, Positif, Décembre 1985)

Sélections dans les festivals :
- Festival du film russe à Paris, Paris (France), 2019
- Russkaya literatura, Paris (France), 2017
- Festival international du film d'Arras. L'autre cinéma, Arras (France), 2017
- Festival "Vive le cinéma de Russie", Saint-Pétersbourg (Russie), 2013
- Semaine de cinéma russe à la Cinémathèque de Luxembourg, Luxembourg (Luxembourg), 2010
- Rétrospective de cinéma russe au Reflet Médicis, Paris (France), 2009
- Sortie en France en salle du film :, Différentes villes (France), 1985-10-02
- Festival international du film de Berlin : Berlinale, Berlin (Allemagne), 1983
- Festival international du film de Venise / Mostra Internazionale d'Arte Cinematografica, Venise (Italie), 1982

Images et vidéos
 
Film sans sous-titres