Réalisatrice,
Scénariste,
Productrice
Née en 1983, URSS (Russie)
 
 
Maria_2 IVANOVA SURAE
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Мария_2 ИВАНОВА СУРАЕ
Marya_2 IVANOVA SURAE
Extrait de la filmographie
 
Réalisatrice
2022 - Je ne suis pas un Lakit (Я не Лакит) [fiction, long métrage]
2017 - Fuir la guerre (Бежать от войны) [documentaire, 52 mn]
2016 - Mohammed (Мухаммед) [8 mn]
 
Scénariste
2022 - Je ne suis pas un Lakit (Я не Лакит) de Maria_2 IVANOVA SURAE [fiction, long métrage]
2016 - Mohammed (Мухаммед) de Maria_2 IVANOVA SURAE [8 mn]
 
Productrice
2022 - Je ne suis pas un Lakit (Я не Лакит) de Maria_2 IVANOVA SURAE [fiction, long métrage]
2017 - Fuir la guerre (Бежать от войны) de Maria_2 IVANOVA SURAE , Nikolaï_2 VIKTOROV [documentaire, 52 mn]
2016 - Mohammed (Мухаммед) de Maria_2 IVANOVA SURAE [8 mn]
2014 - Le dernier (Последний) de Sergueï PIKALOV [fiction, 15 mn]
2010 - Joseph Brodsky. Conversation avec un habitant des cieux (Иосиф Бродский. Разговор с небожителем) de Roman LIBEROV [documentaire, 39 mn]
2009 - Youri Olecha. Surnommé 'l'écrivain' (Юрий Олеша. По кличке 'писатель') de Roman LIBEROV [documentaire, 48 mn]
 
Site : lorientlejour.com

Biographie
Née à Moscou en 1983, Maria Ivanova Surae obtient son diplôme de la faculté de journalisme de l’Université d’État de Moscou mais c’est vers le 7e art qu’elle se tourne pour porter 16 ans plus tard les trois casquettes de productrice, de scénariste et de réalisatrice. Désormais à la tête de la société cinématographique Scoop Production (www.superscoop.ru), elle a déjà tourné plus de 100 documentaires pour les chaînes de télévision. En 2014, le court métrage de fiction, The Last One ou Sonuncu (une coproduction entre la Russie et l’Azerbaïdjan), qu’elle produit, est sélectionné pour la compétition officielle de courts métrages au 67e Festival de Cannes, puis participe à 87 festivals et reçoit 9 prix. En 2017, elle réalise un court métrage documentaire, Muhammad, et un long métrage documentaire sur les réfugiés syriens intitulé Fleeing the war (Fuyant la guerre). Ce film obtient un prix spécial du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés en Russie et le principal Critics’ Choice Award au Stalker International Film Festival.
Elle avait jusqu’à présent deux amours : sa famille et le cinéma. Elle en a aujourd’hui trois. Et son troisième s’appelle le Liban qu’elle considère comme sa seconde patrie. Un pays où elle se sent parfaitement chez elle et où elle s’est rendue pour tourner son film Je ne suis pas un Lakit.
Chercheuse et quasi anthropologue, Maria Ivanova Surae a eu un coup de foudre pour le rocher mythique de Raouché et, depuis, ne cesse de faire des allers-retours au Liban, enchaînant films et documentaires et s’investissant sur la scène culturelle libanaise.
En 2021, elle termine son premier long métrage The Anger (une coproduction libano-allemande). L’actrice Manal Issa y joue le rôle principal et la réalisatrice a pour directeur de la photographie sur ce film Tommaso Fiorilli, qui avait déjà officié dans L’Insulte de Ziad Doueiri. Le film parle d’une relation « compliquée au Liban », entre une jeune musulmane et un Français. « J’ai senti qu’il y avait beaucoup de similitudes dans ce sujet, avec mon pays », dit-elle. Il s’agit de sa première réalisation au Liban. L’auteure/metteure en scène est si impliquée qu’elle brave l’explosion du 4 août (quand son lieu de production… né à Beyrouth est complètement détruit) mais aussi le Covid-19 et l’absence de sa famille, pour rester au Liban et continuer à filmer. « On a seulement ajourné deux semaines le tournage pour reconstruire. Je devais terminer mon projet, affirme la réalisatrice qui enchaîne : Je n’arrive pas du tout à expliquer ce sentiment d’appartenance au pays du Cèdre et à son peuple. Pour moi, les Libanais sont très courageux et ils sont presque tous professionnels dans leur créneau. Comme on n’en trouve pas dans d’autres pays, ajoute-t-elle. C’est pourquoi, cela me peine de savoir que beaucoup d’entre eux baissent les bras et veulent émigrer. Il ne faut pas abandonner. Nous aussi, en Russie, avons eu des temps très durs et nous les avons surmontés. » C’est un véritable message de survie que la réalisatrice adresse au Liban, elle qui est persuadée que seule la culture peut aider les gens à garder l’espoir.
https://www.lorientlejour.com/article/1264566/maria-ivanova-surae-jai-deux-amours-le-cinema-et-le-liban.html