L'héroïne, Gora, est une femme fragile d'âge mûr qui travaille comme femme de ménage dans un quartier résidentiel de Rostov-sur-le-Don. Sans titre de séjour ni assurance maladie, elle vit avec une amie dans une baraque pour 500 roubles, afin d'économiser. Cette baraque de deux étages, surpeuplée, n'a survécu que grâce à son emplacement sur un terrain vague. Des gens y vivent depuis plus de quarante ans. Ils élèvent des oies et des chèvres dans leurs cuisines d'été, fabriquent de l'alcool de contrebande, boivent, aiment et meurent. Un couvent se trouve à une centaine de mètres de la baraque. Elle abrite quinze jeunes femmes de tous âges ; il s’agit en fait des mêmes baraquements, blanchis à la chaux et entourés d’un mur de briques. La rumeur court que l’abbesse est une ancienne gardienne de prison. Les passions y sont aussi intenses que dans un feuilleton mexicain des plus sulfureux.