La famille Goloubine profite de la vie au manoir. Une paysanne, Ksyusha, est embauchée comme domestique. Elle rencontre bientôt un jeune ouvrier d'imprimerie, Nikolka. Leur chagrin commun les rapproche : tous deux ont perdu des êtres chers à cause de la tuberculose. Après la révolution, le manoir est transformé en sanatorium pour tuberculeux, où Ksyusha et Nikolka, malades, reçoivent les soins nécessaires. Tandis que des concours de gâteaux se déroulent dans la demeure des Goloubine, un adolescent languissant se meurt dans un sous-sol humide. Avidité, immoralité et bourgeoisie choyée, tandis que la pauvreté, la maladie et l'analphabétisme règnent…
Vladimir Gardine se souvient avoir eu deux objectifs pour ce film : « montrer la véritable dimension dramatique des événements et leur donner une valeur éducative ». D'où l'association d'une intrigue en prises de vues réelles avec des extraits de vulgarisation scientifique et d'animation. À la vue du film final, le réalisateur a été déconcerté par sa « duplicité et sa diversité de styles », ce qui n'a pas empêché le public de l'accueillir chaleureusement.