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Bonus :
- Interview de N. Grebechkova
- Youri Nikouline au cirque
- A. Mironov et A. Papanov au théâtre.
Dans une petite ville du littoral sud, agit une bande de trafiquants de devises dirigée par le Chef et son aide Graf. Ce dernier, chargé d'une mission du Chef, part en voyage touristique à l'étranger et se trouve en compagnie du paisible et modeste économiste Semion Semionovitch. Les événements vont se poursuivre de telle façon que Graf ne peut absolument plus se séparer de son nouvel ami sans faillir à sa mission...
Selon une opinion largement répandue, les films vieillissent très rapidement. Néanmoins certains d’entre eux dérogent à cette règle.
Aujourd’hui Un bras aux Diamants est souvent à l’écran, jeunes et moins jeunes s’installent devant leur télévision pour savourer l’histoire connue par cœur.
Il en fut ainsi au moment de la sortie du film en 1968 - 1969 : les enfants, leurs parents et leurs grands parents allaient plusieurs fois au cinéma pour regarder les aventures de Sémion Sémionovitch Gorbounkov parti en croisière à l’étranger et tombé entre les mains de contrebandiers.
On voyait bien à l’époque les intentions critiques de Leonid Gaïdaï. Tout le sujet du film visait à tourner en dérision les recommandations traditionnelles que la bureaucratie soviétique adressait aux citoyens partant pour l’étranger. Soyez vigilants ! Prenez garde aux provocations.
Sémion Sémionovitch contemplant les « beautés capitalistes » perd sa vigilance et voilà, quand il reprend conscience, il a le bras plâtré. En regardant le film à la fin des années 60, les spectateurs qui n'osaient même pas rêver d'aller à l'étranger, se distrayaient tout en refoulant leur complexe commun d'infériorité.
Aujourd’hui, au contraire, le film est perçu comme un souvenir nostalgique de la période soviétique, une sorte de souvenir du paradis perdu alors que la vie, de ce coté de la frontière, était simple et compréhensible. (...)
C’est ainsi que, le sujet et les situations comiques étant purement soviétiques, Un bras en diamant, devenu film-culte pour plusieurs générations de soviétiques, n’a jamais eu de succès au-delà des frontières de l’URSS. Même dans les autres pays du bloc socialiste, où le problème des frontières ne se posait pas de la même façon, le film est resté incompris.
En revanche, il semble que le film ne vieillira jamais en Russie. Sergueï Lavrentiev (Encyclopédie du cinéma "Kirill et Methode")
**** Песня - Chanson - Song **** Остров невезения / L'île de la malchance / The Island of Misfortune
музыка-Александр Зацепин, слова-Леонид Дербенев, поёт-Андрей Миронов
Musique : Aleksandr Zatsepine / Paroles : Leonid Debrenev, chante : Andreï Mironov
Musics: Aleksandr Zatsepin / Lyrics: Leonid Debrenev, sings: Andrey Mironov
Остров невезения
Весь покрытый зеленью, абсолютно весь,
Остров невезения в океане есть,
Остров невезения в океане есть,
Весь покрытый зеленью абсолютно весь.
Там живут несчастные люди-дикари,
На лицо ужасные, добрые внутри,
На лицо ужасные, добрые внутри,
Там живут несчастные люди-дикари.
Что они не делают, не идут дела,
Видно в понедельник их мама родила,
Видно в понедельник их мама родила,
Что они не делают, не идут дела.
Крокодил не ловится, не растет кокос,
Плачут богу молятся не жалея слез,
Плачут богу молятся не жалея слез,
Крокодил не ловится, не растет кокос.
Вроде не бездельники и могли бы жить,
Им бы понедельники взять и отменить,
Им бы понедельники взять и отменить,
Вроде не бездельники и могли бы жить.
Как назло на острове нет календаря,
Ребятня и взрослые пропадают зря,
Ребятня и взрослые пропадают зря,
Как назло на острове нет календаря.
Па-па-па-па-по такому случаю ночи до зари,
Плачут невезучие люди-дикари,
И рыдают бедные, и клянут беду,
В день какой неведомо, в никаком году.
И рыдают бедные, и клянут беду,
В день какой неведомо, в никаком году.
Traduction française de Raphaël Baudrimont
L’Île de la malchance
Toute recouverte de verdure, absolument toute,
Il est une île de la malchance au beau milieu de l'océan,
Il est une île de la malchance au beau milieu de l'océan,
Toute recouverte de verdure, absolument toute.
Là vivent des êtres sauvages bien malheureux,
Leur visage est horrible, mais leur cœur est si bon,
Leur visage est horrible, mais leur cœur est si bon,
Là vivent des êtres sauvages bien malheureux,
Quoi qu'ils fassent, tout va à vau-l'eau
Leur mère les a enfantés un lundi, pour sûr !
Leur mère les a enfantés un lundi, pour sûr !
Quoiqu’ils fassent, tout va à vaut-l'eau.
Le crocodile leur échappe, le cocotier ne pousse pas,
Ils pleurent, ils prient Dieu, sans retenir leurs larmes,
Ils pleurent, ils prient Dieu, sans retenir leurs larmes,
Le crocodile leur échappe, le cocotier ne pousse pas.
Ils ne sont pas hommes à ne rien faire, ils pourraient vivre,
Il leur faut simplement choper le lundi et le supprimer,
Il leur faut simplement choper le lundi et le supprimer,
Ils ne sont pas hommes à ne rien faire, ils pourraient vivre.
Comme par malchance, point de calendrier sur l’île !
Enfants et adultes se démènent en vain,
Enfants et adultes se démènent en vain,
Comme par malchance, point de calendrier sur l’île !
Pa-pa-pa-pa, pour l’occasion, du crépuscule à l’aurore,
Ces sauvages créatures pleurent leur infortune,
Ils sanglotent, les pauvres, et maudissent leur malheur,
Un jour inconnu en une année qui ne saurait exister.
Ils sanglotent, les pauvres, et maudissent leur malheur,
Un jour inconnu en une année qui ne saurait exister.
The Island of Misfortune
All covered in greenery, completely all around,
There’s an island of misfortune in the ocean found,
There’s an island of misfortune in the ocean found,
All covered in greenery, completely all around.
There live unlucky people, savage and forlorn,
With frightful faces, yet with kindness born,
With frightful faces, yet with kindness born,
There live unlucky people, savage and forlorn.
Whatever they may do, nothing turns out right,
Seems their mothers bore them on a Monday night,
Seems their mothers bore them on a Monday night,
Whatever they may do, nothing turns out right.
Crocodiles won’t bite, coconuts won’t grow,
They cry to God in sorrow, letting their tears flow,
They cry to God in sorrow, letting their tears flow,
Crocodiles won’t bite, coconuts won’t grow.
They’re not really lazy, they could live with cheer,
If only Mondays could disappear,
If only Mondays could disappear,
They’re not really lazy, they could live with cheer.
But alas, upon the island there’s no calendar,
Children and adults vanish here and there,
Children and adults vanish here and there,
But alas, upon the island there’s no calendar.
Pa-pa-pa-pa-pa—so through every night till dawn,
The unlucky island people cry and moan,
And the poor ones wail, cursing all their fate,
On some unknown day, in some unknown date.
And the poor ones wail, cursing all their fate,
On some unknown day, in some unknown date.