Promenade cinématographique autour de Saint-Pétersbourg. Captés par la composition brisée du cadre, les rues désertes, les infrastructures urbaines gelées, les talus de pierre, les pigeons dans les parcs, les pissenlits perçant les trottoirs, les aberrations de couleurs et de lumière suscitent un sentiment d'anxiété grandissant. Le paysage sonore du film est créé à partir de conversations aléatoires du quotidien, de sons de la ville et d'une piste spécialement composée par l'artiste sonore mexicain Enrique Arriaga. Le visuel et le sonore se rencontrent, le film devient le discours direct d'un témoin-caméra humain sur ce qui s'entend clairement dans l'espace réel de la ville.